L'Espagne, l'Irlande et le Luxembourg candidats pour la présidence de l'Eurogroupe

Les ministres des Finances irlandais et luxembourgeois candidats à la présidence de l’Eurogroupe
Les ministres des Finances irlandais et luxembourgeois candidats à la présidence de l’Eurogroupe - © Ralph Orlowski - Getty Images

L'Espagne, l'Irlande et le Luxembourg se sont lancés jeudi dans la course à la présidence de l'Eurogroupe, le cénacle des ministres des Finances de la zone euro.

Les ministres des Finances de l’Irlande, Paschal Donohoe, et du Luxembourg, Pierre Gramegna, ont annoncé tour à tour jeudi leur candidature à la présidence de l’Eurogroupe, quelques heures après celle de l’Espagnole Nadia Calvino. Le candidat ou la candidate élu(e) remplacera le Portugais Mario Centeno actuellement à la tête de l’institution a jusqu'à jeudi en fin d'après-midi pour déposer leur candidature. La décision doit être prise le 9 juillet, lors d'une réunion des ministres des Finances de la zone euro, qui doivent désigner leur nouveau chef à la majorité simple.

Rôle "crucial"

"Le président de l'Eurogroupe a un rôle crucial à jouer dans la réponse politique aux principales questions économiques, y compris l'impact économique de la pandémie de Covid-19", a déclaré M. Donohoe, conservateur-libéral, âgé de 45 ans, dans un communiqué.

 

"L'Irlande a longtemps été un bâtisseur de ponts. Si je suis élu, je m'emploierai à définir une voie commune pour la relance de l'Europe, le renforcement de l'économie de la zone euro et la promotion d'une croissance durable pour tous les États membres", a-t-il ajouté.

Le libéral luxembourgeois Pierre Gramegna, âgé de 62 ans, a quant à lui promis "d'avoir à coeur de rassembler en étant à l'écoute de tous ses collègues afin de les unir autour d'un consensus", s'il devenait président de l'Eurogroupe.

Une femme pour la première fois à ce poste ?

La ministre espagnole de l'Economie, Nadia Calviño, âgée de 51, avait été la première à se lancer dans la course. "J'ai présenté ma candidature pour présider l'Eurogroupe avec la volonté de continuer à travailler pour une zone euro forte et prospère pour le bénéfice des citoyens européens", avait-elle dit sur Twitter.

Si elle était élue, cette ancienne haute fonctionnaire européenne au profil très technique, considérée comme "sociale-libérale", serait la première femme à occuper ce poste.

En théorie, le chef de l'Eurogroupe, dont le mandat dure deux ans et demi, a un rôle central: il préside les réunions mensuelles des ministres des Finances des pays ayant adopté la monnaie unique, dont l'objectif principal est d'assurer la coordination des politiques économiques nationales.

A ce titre, il doit être capable de trouver des compromis entre les grands argentiers du Nord, adeptes de la discipline budgétaire, et ceux du Sud qui réclament davantage de solidarité budgétaire.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK