L'éruption islandaise pourrait durer plusieurs semaines

La deuxième éruption volcanique en Islande en moins d'un mois, dont les gigantesques nuages de fumée ont cloué au sol une bonne partie des avions dans le nord de l'Europe jeudi, pourrait durer au moins plusieurs semaines, selon des experts.

La durée d'une éruption en Islande "est extrêmement variable, cela peut aller de plusieurs jours à plus d'un an. Mais si l'on en juge par l'intensité de celle-ci, cela pourrait durer longtemps", a déclaré à l'AFP Magnus Tumi Gudmunsson, un professeur islandais de géophysique.

"Une éruption il y a un siècle environ a duré toute une année, donc ça peut être aussi long que ça", explique Thorsteinn Jonsson, prévisionniste à l'Institut météorologique islandais. "Cela peut aussi se calmer en deux ou trois semaines, comme cela a été le cas avec d'autres éruptions".

L'énorme nuage de cendres craché par un volcan en pleine éruption sous un glacier islandais a cloué au sol jeudi une bonne partie des avions dans le nord de l'Europe, entraînant la fermeture progressive des espaces aériens britannique, néerlandais, belge, norvégien, danois et suédois.

Le trafic en Finlande, en Irlande, en France, en Allemagne et même en Espagne a également été affecté, tandis que le Premier ministre russe Vladimir Poutine jugeait plus prudent d'ajourner un déplacement prévu à Mourmansk, dans le nord de la Russie.

Paradoxalement, l'Islande est ressortie épargnée par le chaos aérien, les fumées volcaniques fuyant l'île vers le sud-est et le continent européen.

"Les vents vont passer au nord durant le week-end, ce qui devrait pousser les nuages plus au sud. Donc la situation devrait s'améliorer en Scandinavie mais les problèmes devraient persister en Grande-Bretagne et en Irlande ce week-end", selon Thorsteinn Jonsson.

L'éruption souterraine, tôt mercredi matin, d'un volcan au sommet du glacier Eyjafjallajokull, dans le sud de l'Islande, avait entraîné d'importantes inondations en raison de la fonte brutale des glaces, ainsi que l'évacuation de quelque 800 personnes.

Celles-ci ont pu rentrer chez elles jeudi, mais ont été appelées à prendre des précautions.

"La protection civile a incité les riverains à porter des masques pour éviter d'inhaler des cendres et des poussières volcaniques", a expliqué à l'AFP Kjartan Thorkelsson, chef de la police locale.

"Il y a d'importantes pluies de cendres sur la partie est du volcan", a-t-il rapporté. "Dans les endroits les plus touchés la visibilité ne dépasse pas 50 à 100 mètres".

Les fumées, qui continuaient jeudi à s'échapper des entrailles de la Terre par d'impressionnantes volutes, voient leur vitesse de déplacement s'accélérer au fur et à mesure qu'elles s'élèvent dans les airs, jusqu'à 16 kilomètres.

"Au sol, la vitesse est d'environ 10 mètres par seconde (36 km/h), mais dans les niveaux élevés de l'atmosphère, on est plutôt autour de 50 mètres par seconde (180 km/h)", explique Thorstein Jonsson.

Après une série de petits séismes, signes d'activité volcanique, un volcan dans la même zone était entré en éruption le 21 mars, offrant un spectacle grandiose de lave en fusion, mais cette fois-ci, le danger est beaucoup plus grand.

"Cette éruption est beaucoup plus puissante. Elle dure désormais depuis plus de 24 heures et c'est une éruption explosive", souligne Magnus Gudmunsson.

La durée d'une éruption en Islande "est extrêmement variable, cela peut aller de plusieurs jours à plus d'un an. Mais si l'on en juge par l'intensité de celle-ci, cela pourrait durer longtemps", a déclaré à l'AFP Magnus Tumi Gudmunsson, un professeur islandais de géophysique.

"Une éruption il y a un siècle environ a duré toute une année, donc ça peut être aussi long que ça", explique Thorsteinn Jonsson, prévisionniste à l'Institut météorologique islandais. "Cela peut aussi se calmer en deux ou trois semaines, comme cela a été le cas avec d'autres éruptions".

L'énorme nuage de cendres craché par un volcan en pleine éruption sous un glacier islandais a cloué au sol jeudi une bonne partie des avions dans le nord de l'Europe, entraînant la fermeture progressive des espaces aériens britannique, néerlandais, belge, norvégien, danois et suédois.

Le trafic en Finlande, en Irlande, en France, en Allemagne et même en Espagne a également été affecté, tandis que le Premier ministre russe Vladimir Poutine jugeait plus prudent d'ajourner un déplacement prévu à Mourmansk, dans le nord de la Russie.

Paradoxalement, l'Islande est ressortie épargnée par le chaos aérien, les fumées volcaniques fuyant l'île vers le sud-est et le continent européen.

"Les vents vont passer au nord durant le week-end, ce qui devrait pousser les nuages plus au sud. Donc la situation devrait s'améliorer en Scandinavie mais les problèmes devraient persister en Grande-Bretagne et en Irlande ce week-end", selon Thorsteinn Jonsson.

L'éruption souterraine, tôt mercredi matin, d'un volcan au sommet du glacier Eyjafjallajokull, dans le sud de l'Islande, avait entraîné d'importantes inondations en raison de la fonte brutale des glaces, ainsi que l'évacuation de quelque 800 personnes.

Celles-ci ont pu rentrer chez elles jeudi, mais ont été appelées à prendre des précautions.

"La protection civile a incité les riverains à porter des masques pour éviter d'inhaler des cendres et des poussières volcaniques", a expliqué à l'AFP Kjartan Thorkelsson, chef de la police locale.

"Il y a d'importantes pluies de cendres sur la partie est du volcan", a-t-il rapporté. "Dans les endroits les plus touchés la visibilité ne dépasse pas 50 à 100 mètres".

Les fumées, qui continuaient jeudi à s'échapper des entrailles de la Terre par d'impressionnantes volutes, voient leur vitesse de déplacement s'accélérer au fur et à mesure qu'elles s'élèvent dans les airs, jusqu'à 16 kilomètres.

"Au sol, la vitesse est d'environ 10 mètres par seconde (36 km/h), mais dans les niveaux élevés de l'atmosphère, on est plutôt autour de 50 mètres par seconde (180 km/h)", explique Thorstein Jonsson.

Après une série de petits séismes, signes d'activité volcanique, un volcan dans la même zone était entré en éruption le 21 mars, offrant un spectacle grandiose de lave en fusion, mais cette fois-ci, le danger est beaucoup plus grand.

"Cette éruption est beaucoup plus puissante. Elle dure désormais depuis plus de 24 heures et c'est une éruption explosive", souligne Magnus Gudmunsson.

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