L'avortement officiellement légal en Argentine, dépénalisation en débat au Chili

Alberto Fernandez
Alberto Fernandez - © EMILIANO LASALVIA - AFP

L'avortement est officiellement légal en Argentine avec la promulgation jeudi par le président Alberto Fernandez de la loi approuvée le 30 décembre par le Parlement, au moment où le Chili voisin débat d'une dépénalisation de l'IVG.

Son application entrera en vigueur huit jours après la publication de la loi vendredi. L'Argentine est ainsi devenu le plus grand pays d'Amérique latine à autoriser sans conditions l'avortement jusqu'à 14 semaines de grossesse.

Jusque-là, l'interruption volontaire de grossesse (IVG) n'était autorisée qu'à Cuba, en Uruguay, au Guyana, dans la ville de Mexico et l'Etat mexicain d'Oaxaca.

Le texte, sur un sujet qui divise profondément l'opinion publique argentine, a été voté le 30 décembre par les sénateurs avec 38 voix pour, 29 contre et une abstention, deux ans après l'échec d'une première tentative.

Chaque année, selon le gouvernement, entre 370.000 et 520.000 avortements clandestins sont pratiqués en Argentine. La nouvelle loi offre toutefois la possibilité aux médecins de faire valoir leur "objection de conscience".

Au même moment au Chili, les parlementaires ont commencé mercredi à débattre d'une proposition de loi déposée en 2018 par l'opposition de gauche pour dépénaliser l'avortement jusqu'à 14 semaines de grossesse.

Vote pour la légalisation de l'avortement en Argentine (JT du 30/12/2020)

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