L’Amérique du Nord ravagée par les incendies : conséquence du réchauffement climatique ?

La saison des incendies ne fait que commencer sur le continent Nord-américain et des centaines de milliers d’hectares de végétation partent déjà en fumée. En cause, une sécheresse persistante et une vague de chaleur exceptionnelle qui frappe la région depuis plusieurs semaines.

2011, année de tous les records ?

A l’ouest des Etats-Unis, la Californie, l’Oregon, l’Arizona et l’Idaho sont les Etats les plus touchés. 350.000 hectares de végétation y ont été ravagés par les flammes, ces derniers jours. On pensait que l’année 2020 resterait la pire de l’histoire moderne de la Californie en termes d’incendies, avec plus de 1,5 million d’hectares partis en fumée. Mais il est possible que 2021 batte ce triste record. Nous ne sommes qu’au début de la saison des incendies et les feux ont déjà consumé deux fois plus de végétation que l’an dernier à la même époque. Les autorités craignent désormais que ces sinistres de grande ampleur deviennent la norme à cause du changement climatique.

56° C enregistrés dans la vallée de la mort

D’autant que les températures atteignent elles aussi des records. Dans la vallée de la mort, en Californie, on a enregistré 56° C. Une des températures les plus élevées jamais enregistrées sur terre. Un ranger du parc national a même réalisé un relevé sur un trottoir à proximité du centre d’accueil des visiteurs à près de… 81° (178° Fahrenheit) !

Les habitants de l’ensemble de la Californie ont donc été invités à débrancher leurs appareils inutiles, à couper leur climatisation et leur four de 16h00 à 21h00 locales, afin de rationner volontairement leur consommation d’électricité. La semaine dernière, le gouverneur avait déjà exhorté la population à réduire sa consommation d’eau de 15%, en diminuant notamment l’irrigation des pelouses et en prenant des douches plus courtes.

" Une vague de chaleur presque impossible sans le réchauffement climatique "

Au Canada voisin, le tableau est tout aussi sombre. Plus de 157.000 hectares brûlent en ce moment en Colombie-Britannique, province en proie à une nouvelle canicule. Les autorités prédisent toutefois que celle-ci sera "moins agressive" que la vague de chaleur d’il y a moins de trois semaines, où un village non loin de Vancouver avait enregistré un record national à 49,6 °C. Des températures si extrêmes qu’elles paraissaient irréelles.

Cet épisode en juin aurait été "presque impossible" sans le réchauffement climatique causé par les humains, avaient conclu des experts, estimant que le changement climatique avait rendu cet événement au minimum 150 fois plus susceptible de se produire.

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