L'ambassadrice de l'UE, expulsée du Venezuela, quittera le pays mardi

L’ambassadrice de l’UE, expulsée du Venezuela, quittera le pays mardi
L’ambassadrice de l’UE, expulsée du Venezuela, quittera le pays mardi - © ZURIMAR CAMPOS - AFP

L’ambassadrice de l’Union européenne au Venezuela, déclarée "persona non grata" par le gouvernement du président Nicolas Maduro, quittera le pays mardi, a indiqué samedi à l’AFP une source diplomatique européenne.

Mercredi, Caracas a décidé d’expulser Isabel Brilhante Pedrosa en représailles à une nouvelle batterie de sanctions décrétées par l’UE à l’encontre de 19 responsables et hauts fonctionnaires du gouvernement. Soixante-douze heures avaient été données à la diplomate de nationalité portugaise pour quitter le pays.


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Guerre de sanctions

Mais l’ambassadrice ne quittera finalement le pays que mardi "pour des raisons purement logistiques dues à la disponibilité des vols" au départ de Caracas, a indiqué cette source à l’AFP.

En réponse à cette expulsion, l’Union européenne avait répliqué en déclarant "persona non grata" l’ambassadrice du Venezuela auprès de l’UE, Claudia Salerno Caldera.

Au total, 55 responsables et hauts fonctionnaires du gouvernement vénézuélien sont sanctionnés par l’UE, avec interdiction de voyager et gel des avoirs sur le territoire de l’Union.


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Le Venezuela, secoué par une profonde crise politique et confronté à la pire crise économique de son histoire récente, est devenu en 2017 le premier pays d’Amérique latine à être sanctionné par l’UE.

Depuis trois ans, les Etats-Unis ont également multiplié les pressions diplomatiques et les sanctions économiques pour tenter d’évincer du pouvoir Nicolas Maduro, dont la réélection en 2018 est considérée comme frauduleuse par une partie de la communauté internationale.

Isabel Brilhante Pedrosa était en poste dans la capitale vénézuélienne depuis 2017.

Déjà le 29 juin 2020, après une précédente salve de sanctions européennes, Nicolas Maduro l’avait expulsée, lui donnant 72 heures pour quitter le pays.

A l’expiration du délai, le gouvernement avait cependant fait marche arrière, tout en demandant à l’UE "des gestes" en échange.

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