L'ambassadeur du Royaume-Uni en Belgique: "On quitte l'UE, mais on ne quitte pas l'Europe"

L'ambassadeur du Royaume-Uni en Belgique: "On quitte l'Union Européenne, mais on ne quitte pas l'Europe"
L'ambassadeur du Royaume-Uni en Belgique: "On quitte l'Union Européenne, mais on ne quitte pas l'Europe" - © Tous droits réservés

Alison Rose, ambassadeur du Royaume-Uni en Belgique, était l'invitée de Thomas Gadisseux ce vendredi matin sur La Première. Au menu des discussions : le Brexit et la proposition britannique pour remplacer les F-16 belges.

La Première ministre britannique Theresa May a publié jeudi les détails de sa proposition de relation commerciale post-Brexit avec l'Union européenne. L'exécutif britannique veut conserver la fluidité des échanges commerciaux grâce à la mise en place d'un "ensemble de règles communes", permettre au secteur des services de diverger par rapport aux normes européennes, et mettre fin à la libre circulation des personnes.

"On a proposé quelque chose qui est bien pour le Royaume-Uni, bien pour l’Union européenne et bien pour la Belgique en tant que membre de l'Union européenne", estime Alison Rose. Celle-ci souligne que "beaucoup de Belges" participent aux échanges commerciaux avec le Royaume-Uni.

Les avantages de l'UE sans les inconvénients ?

La proposition britannique serait-elle une manière d'obtenir tous les avantages de l'Union européenne sans en faire partie ? Non, assure Alison Rose qui rappelle qu'"on a toujours dit qu'on quittait l'UE, mais qu'on ne quittait pas l'Europe." Une formule à l'origine prononcée par Theresa May lors de son discours sur le Brexit en janvier 2017. Alison Rose ajoute : "Je sais que pour la Belgique c'est difficile parce que l'UE est une partie de vous."

Elle ajoute : "L'Union européenne a des accords de libre-échange avec beaucoup de pays dans le monde. Chaque accord est équilibré selon les intérêts que l’Union européenne partage avec ces pays. L’UE partage beaucoup d’intérêts avec le Royaume-Uni, y compris dans le domaine de la recherche. Le Royaume-Uni est le deuxième partenaire pour les universités belges dans les programmes de recherches européens."

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Avant l'annonce de son projet de relation commerciale avec l'UE, Theresa May a dû faire face à deux démissions dans son gouvernement : celle du ministre du Brexit, David Davis, et surtout celle de Boris Johnson, le ministre des Affaires étrangères. De quoi fragiliser la Première ministre britannique ? "Pas du tout" pour sa représentante en Belgique qui ajoute que "ce projet est le projet le plus grand que le Royaume-Uni a lancé depuis Seconde Guerre mondiale".

Pourquoi choisir l'Eurofighter ?

Autre chapitre abordé : celui du remplacement des F-16 belges pour lequel le Royaume-Uni et son Eurofighter se sont porté candidats. S'il s'agit bien d'"une offre britannique", Alison Rose rappelle que "c’est un avion offert au nom de l’Allemagne, de l’Espagne, de l’Italie et du Royaume-Uni. Parce que l'Eurofighter est un réel partenariat. Nous espérons que la Belgique sera le cinquième membre de ce partenariat".

Outre "le coût par heure de vol le plus bas pour un avion de chasse", l'ambassadeur met en avant un autre argument : "On offre un partenariat profond avec notre force de l’Air. La Belgique serait le cinquième membre de ce consortium avec une influence sur la direction du programme. Parce qu’il y a plein d’investissement dans l'avenir avec l'Eurofighter." De quoi convaincre le gouvernement belge qui doit départager aussi le F-35 américain et le Rafale français ?

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