L'action de Trump a "affaibli" l'Occident, selon le chef de la diplomatie allemande

L'action de Trump a "affaibli" l'Occident, selon le chef de la diplomatie allemande
L'action de Trump a "affaibli" l'Occident, selon le chef de la diplomatie allemande - © MONIKA SKOLIMOWSKA - AFP

Le chef de la diplomatie allemande, Sigmar Gabriel, a estimé lundi que les actions du président américain Donald Trump avaient "affaibli" l'Occident et accusé la politique des Etats-Unis d'être contraire "aux intérêts de l'Union européenne".

"Les Etats-Unis (...) jugent qu'imposer les intérêts nationaux est plus important que l'ordre international", a déploré Sigmar Gabriel lors d'une conférence de presse à Berlin.

"La politique à courte vue du gouvernement américain est contraire aux intérêts de l'Union européenne", a-t-il ajouté, citant notamment la question du climat et des ventes d'armes au Moyen-Orient.

Droits de l'homme bafoués et pas un mot du président

Lorsqu'un chef d'Etat se rend dans un pays "où les droits de l'homme sont bafoués et ne dit pas un mot dessus mais signe un contrat d'armement (...), lorsqu'il doute du fait que d'autres hommes souffrent, mais aussi meurent, à cause du changement climatique, alors je dis que l'Occident est devenu plus petit, ou au moins qu'il a été affaibli", a poursuivi Sigmar Gabriel.

M. Gabriel faisait référence à la visite il y a une dizaine de jours de Donald Trump en Arabie saoudite, à l'occasion de laquelle il a signé avec ses hôtes des accords de plus de 380 milliards de dollars, dont des contrats d'armement de 110 milliards.

"L'Occident est une idée de valeurs universelles (...) un ordre international dans lequel on est convaincu que cet ordre international est plus que la somme des propres intérêts nationaux", a-t-il rappelé, évoquant la "défaillance des Etats-Unis en tant que grande nation". "C'est malheureusement un signal pour le changement dans les rapports de force dans le monde", a-t-il ajouté.

"L'Europe obtient un nouveau rôle", a ajouté Sigmar Gabriel, emboîtant le pas de la chancelière Merkel qui avait estimé dimanche que les Européens devaient désormais "prendre (leur) destin en main".

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