L'accord européen sur les émissions de CO2 des voitures "la construction de véhicules plus propres"

À l'origine, la Belgique entendait diminuer de 40% les émission des voitures
À l'origine, la Belgique entendait diminuer de 40% les émission des voitures - © Tous droits réservés

L'accord conclu entre les Etats membres de l'UE pour une baisse de 35% des émissions de CO2 des voitures neuves à l'horizon 2030 "met l'industrie automobile sur la voie de la construction de véhicules plus propres, mais aussi de l'investissement dans l'innovation", a estimé la ministre autrichienne de l'Environnement Elisabeth Köstinger, qui présidait mardi le Conseil de l'UE consacré à cette thématique.

"Après 13 heures de négociations, nous sommes soulagés", s'est-elle félicitée. La présidence autrichienne du Conseil de l'UE a en effet obtenu le vote favorable de 20 pays sur 28 pour son compromis proposant une baisse de 35% des émissions moyennes des voitures neuves en 2030 (par rapport à 2021), a expliqué la ministre.

Notre pays parmi les plus ambitieux

La Belgique, qui défendait initialement une "réduction ambitieuse de 40%", a finalement soutenu le texte posé sur la table par Vienne. Les négociations ont été particulièrement difficiles vu que l'Allemagne faisait partie d'un groupe qui ne voulait pas aller au-delà d'une baisse de 30%.

Berlin et les Etats du groupe de Visegrad (Hongrie, Slovaquie, Pologne, République tchèque) craignaient notamment que des contraintes trop importantes nuisent au développement de l'industrie automobile. Après de longues heures de palabres, l'Allemagne a finalement soutenu mardi soir le texte de compromis avancé par Vienne, tout comme la France. Des Etats comme les Pays-Bas, le Luxembourg et l'Irlande, qui faisaient partie d'un groupe réclamant une baisse encore plus importante, ont en revanche voté contre le compromis final.

L'accord politique dégagé va maintenant permettre l'entame de discussions entre les négociateurs du Conseil et du Parlement européen. La semaine dernière, les eurodéputés s'étaient prononcés en faveur d'une baisse de 40% des émissions pour le secteur automobile.

La réduction des émissions de CO2 des voitures particulières et des véhicules utilitaires légers neufs (moins de 3,5 tonnes) doit théoriquement permettre à l'UE de respecter ses engagements pris dans le cadre de l'Accord de Paris (COP21), à savoir une réduction de 40% des émissions générales de CO2 d'ici à 2030 par rapport au niveau de 1990.

Archive : Brut 05/04/2018

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