Kinshasa: importantes mesures de sécurité pour l'investiture du président

La cérémonie a lieu à la Cité de l'Union africaine, un endroit isolé pour accueillir les ambassadeurs étrangers et les chefs d'Etat qui feront le déplacement.

Une cérémonie dans un climat tendu : l'opposition conteste la victoire du président sortant.

C'est une demi-victoire pour Joseph Kabila : l'élection présidentielle est entachée de fraudes. Les observateurs étrangers critiquent le manque de transparence et de crédibilité des résultats. Mais, à part l'opposition congolaise, personne n'a remis en cause la victoire de Joseph Kabila. Les pays occidentaux, dont la Belgique, se retrouvent coincés entre un président à la légitimité mise en doute par les fraudes et un opposant aux prises de position radicales tout aussi douteuses. Etienne Tshisekedi, qui demande le respect de la démocratie, s'est déclaré président avant la publication des résultats. Il appelle à des marches pacifiques mais propose qu'on lui amène Kabila ligoté contre une forte récompense. Il démet le gouvernement de ses fonctions et annonce qu'il sera lui aussi proclamé président vendredi prochain.

C'est un casse-tête pour la Belgique qui a finalement renoncé à envoyer son nouveau ministre des Affaires étrangère. La Belgique sera représentée par son ambassadeur.

Au Congo, les positions se sont tellement radicalisées que personne aujourd'hui ne peut dire quelle sera l'issue de cette affaire dont les répercussions se font sentir jusque dans les rues de Bruxelles, marquées par les violences de ces derniers jours. Même une médiation semble aujourd'hui impossible.

Maryse Jacob

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