Kim "ne veut pas" rompre ses engagements, assure Trump, malgré les tirs de missiles

Kim "ne veut pas" rompre ses engagements, assure Trump, malgré les tirs de missiles
Kim "ne veut pas" rompre ses engagements, assure Trump, malgré les tirs de missiles - © SAUL LOEB - AFP

Le président américain Donald Trump s’est dit confiant samedi dans le fait que le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un ne souhaite pas déroger à ses engagements, après le tir de plusieurs missiles à courte portée par Pyongyang.

« Tout est possible dans ce monde très intéressant mais je crois que Kim Jong Un réalise tout à fait le grand potentiel économique de la Corée du Nord et qu’il ne fera rien pour interférer ou y mettre fin », a déclaré Donald Trump sur Twitter.

« Il sait aussi que je suis avec lui et il ne veut pas rompre la promesse qu’il m’a faite. Il y aura un accord ! », a ajouté le président, en référence aux négociations sur la dénucléarisation de la Corée du Nord qui sont actuellement dans l’impasse.

La Corée du Nord a lancé samedi matin un missile à courte portée vers la mer du Japon, a indiqué l’agence de presse sud-coréenne Yonhap. Séoul et Washington « analysent actuellement » les détails du missile. Le missile a été lancé à 9h06 (heure locale) depuis la ville de Wonsan, sur la côte est, a annoncé le haut commandement militaire sud-coréen dans un communiqué.

La Corée du Sud inquiète

La ministre sud-coréenne des Affaires étrangères Kang Kyung-wha avait estimé vendredi que Pyongyang devait montrer une dénucléarisation « visible, concrète et substantielle » pour obtenir un allègement des sanctions, alors que les pourparlers entre la Corée du Nord et les Etats-Unis demeurent dans l’impasse.

Kang Kyung-wha s’exprimait lors d’une conférence de presse après une mise en garde plus tôt cette semaine de Pyongyang avertissant les Etats-Unis d'« un résultat indésirable » s’ils n’ajustaient pas leur position d’ici la fin de l’année.

Pyongyang et Washington sont en froid depuis l’échec en février du sommet de Hanoï entre le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un et le président américain Donald Trump. Cette rencontre, la deuxième après le sommet historique de juin 2018, avait achoppé sur un désaccord : le Nord-Coréen réclamait une levée des sanctions trop importante aux yeux de l’Américain, en échange d’un début de dénucléarisation jugé trop timide.

Le président sud-coréen Moon Jae-in a multiplié les efforts diplomatiques pour tenter de relancer le dialogue mais Pyongyang y est resté sourd.

Mardi, la vice-ministre nord-coréenne des Affaires étrangères Choe Son Hui a déclaré : « Notre résolution en matière de dénucléarisation reste intacte et nous le ferons quand le moment sera venu » mais « cela ne sera possible que si les Etats-Unis revoient et reformulent leur calcul actuel ».

De son côté, la chef de la diplomatie sud-coréenne a estimé qu’il fallait pour alléger les sanctions que Pyongyang « nous assure être sur la voie d’une dénucléarisation complète ».

Les sanctions en place ont été imposées par les Nations unies et pas seulement par Washington, a-t-elle souligné. « Il doit donc y avoir une action visible, concrète et substantielle dans cette voie pour que la communauté internationale fasse quoi que ce soit à propos des sanctions », a dit la ministre sud-coréenne.

Par ailleurs, la ministre sud coréenne des Affaires étrangères a indiqué que Séoul faisait tout son possible pour obtenir la libération de sept transfuges nord-coréens actuellement détenus en Chine.

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