Corée du Nord: Kim Jong-il passera bientôt le pouvoir à son fils

Kim Jong-il et son fils cadet Kim Jong-un
Kim Jong-il et son fils cadet Kim Jong-un - © EPA

Lors de l’anniversaire d’un traité d’amitié avec la Chine, le président nord-coréen a signifié que sa succession, en faveur de son fils, était plus que jamais engagée.

Kim Jong-il recevait aujourd’hui une délégation du Parti communiste chinois, à l’occasion du 50e anniversaire d’un traité d’amitié liant les deux pays. Il en a profité pour signifier que le processus de transmission du pouvoir en faveur de son plus jeune fils, Kim Jong-un, était plus que jamais engagé.

L’information a été relayée par l’agence de presse officielle nord-coréenne, KCNA.

"A travers cette rencontre avec une délégation chinoise, Kim Jong-il souligne que son fils est bien parti pour devenir l’éventuel successeur avec la coopération et le soutien de la Chine", a estimé Yang Moo-Jin, professeur à l’université d’études nord-coréennes de Séoul. "Il a également adressé un message à la Chine selon lequel les deux pays doivent poursuivre leur amitié lorsque la prochaine génération sera au pouvoir", ajoute l’universitaire.

Kim Jong-il a souligné "la vitalité de l’amitié" entre les deux pays qui, selon lui, restera inchangée. "Peu importe le volume d’eau qui coule sous les ponts et peu importe à quelle fréquence une génération en remplace une autre", a-t-il poursuivi, en allusion à la prochaine passation de pouvoir au sein du régime de Corée du Nord.

La succession s’accélère

En août 2008, Kim Jong-il avait été victime d’une attaque. Aujourd’hui âgé de 69 ans et diminué physiquement, le dirigeant nord-coréen a, semble-t-il, tout fait pour accélérer le processus de transmission du pouvoir à son fils cadet.

A seulement 27 ans, Kim Jong-un a déjà accédé à de hautes fonctions au sein du régime, devenant membre du comité central du parti unique et vice-président de sa commission militaire centrale.

Selon Kim Yean-Chul, professeur à l’université de Busan (Corée du Sud), les apparitions du fils "dans des réunions diplomatiques vont maintenant devenir plus fréquentes afin de montrer son statut de dauphin et d’acquérir de l’expérience en tant que futur dirigeant".

Kim Jong-il avait lui-même succédé à son père, Kim Il-sung, décédé en 1994.

Ces dernière années, l’influence économique de la Chine sur la Corée du Nord, aux abois, a augmenté alors que la Corée du Sud et les pays occidentaux ont interrompu leur aide face à la menace nucléaire et au refus de Pyongyang de discuter de sa désingularisation.

J. ANTOINE avec AFP

 

 

 

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