Kenya: les résultats de l'élection présidentielle seront connus ce vendredi à midi

A l'inverse des résultats officiel, Raila Odinga a été proclamé vainqueur de la présidentielle par son propre  camp.  Ce qui fait craindre des violences ethniques comme il y en a eu voici 10 ans.
A l'inverse des résultats officiel, Raila Odinga a été proclamé vainqueur de la présidentielle par son propre camp. Ce qui fait craindre des violences ethniques comme il y en a eu voici 10 ans. - © LUIS TATO - AFP

Les résultats officiels et définitifs doivent donner le président sortant, Uhura kenyatta, vainqueur. Et cela est juste selon les observateurs internationaux. Il n’y aurait pas eu de fraude et les experts soutiennent la commission électorale kenyanne. L'opposition a pourtant présenté ses propres résultats. Selon elle, son candidat, Raila Odinga doit être reconnu comme nouveau président du Kenya

Raila Odinga a été proclamé vainqueur de la présidentielle par son camp et ce sont des scènes de joie qui ont éclaté dans les bidonvilles de Nairobi. Plus tôt dans la journée, les observateurs internationaux saluaient pourtant un processus électoral transparent. Pour John Kerry, ancien secrétaire d’État américain, Raila Odinga doit être pris au sérieux, mais s’il conteste, il doit suivre la procédure légale : " Ce n’est pas fini. J’espère que ce sera une bonne élection transparente et juste si toutes les règles sont bien suivies."

"Les dirigeants doivent appeler au calme"

Des irrégularités, il y en a eu, ajoute-t-il, mais rien qui puisse remettre en cause le scrutin. Positif également est le bilan des observateurs de l’Union européenne. La commission électorale kényane aurait prouvé son efficacité malgré quelques défaillances. Les observateurs européens condamnent cependant les premiers morts tombés mercredi sous les balles des policiers. Hannah Roberts de la mission d’observation européenne assure qu’il n’y a pas de place pour la violence dans une élection. " On encourage évidemment les citoyens à rester calmes, mais surtout les dirigeants à prendre leurs responsabilités en appelant au calme. "

Le spectre des violences ethniques d’il y a 10 ans


L’appel au calme, l’opposition l’a une fois encore lancé hier soir ajoutant, " jusqu’à nouvel ordre ". Une nuance qui pourrait bien attiser une nouvelle fois les tensions. Et dresserait alors le spectre des violences ethniques d’il y a 10 ans au Kenya. " Ça avait commencé comme cela quand Raila Odinga, déjà lui, avait contesté les résultats de la présidentielle. Les affrontements avaient fait plus de 1000 morts. "

Partisans d'Odinga à Kisumu, la troisième ville du Kenya:

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