Les responsabilités européennes devraient pousser "à s'y intéresser autant que la politique nationale"

La journée de l'Europe, c'est ce samedi 4 mai. Les citoyens européens sont invités à venir découvrir les bâtiments institutionnels situés à Bruxelles. Commission, Parlement, Conseil, ces institutions sont parfois méconnues du grand public qui ne comprend parfois pas en quoi cette organisation transnationale a un impact sur leur quotidien.

"On propose un programme pendant toute la journée à la fois pour s'amuser, pour s'informer, pour être en contact avec des politiciens, pour connaître mieux ce qu'est l'Union Européenne", insiste Jaume Duch Guillot, le porte-parole du Parlement européen. Il faut dire qu'en ce mois de mai, l'enjeu est peut-être plus important qu'à l'accoutumée avec l'imminence du scrutin européen du 26 mai.

Une occasion sans pareil de découvrir "quelque chose qui est unique au monde, un Parlement qui représente plus de 500 millions de citoyens, avec 28 états membres, avec des députés qui, pendant 5 ans, vont légiférer et prendre des décisions importantes pour la vie de tous ces citoyens", martèle ce responsable. Alors les visites qui se dérouleront ces 4 et 5 mai ont un objectif clair : "Aider le citoyen à mieux comprendre comment marche le Parlement européen, quel est son travail et surtout, quelle est l'implication que les citoyens peuvent avoir".

"Pas encore complètement construite"

"La politique européenne est toujours un peu plus loin que la politique nationale ou locale. En même temps, c'est aussi vrai que depuis quelques années, cette politique européenne a pris beaucoup de place", explique Jaume Duch Guillot. Certains pouvoirs sont passés des mains des Etats à celles de l'UE. Une raison qui doit pousser les citoyens européen à s'intéresser aux institutions européennes, selon le porte-parole du Parlement européen. "Il faut prendre conscience des responsabilité et se dire que les mêmes raisons qui poussent à s'approcher de la politique nationale vaut aussi pour la politique européenne", ajoute-t-il.

Mais alors, comment expliquer pourquoi l'Union Européenne ne suscite pas le même engouement que les politiques plus locales ? Pour le mandataire européen, "le mal de la politique européenne c'est que l'Union européenne n'est pas encore complètement construite". "Parfois, il y a des chose que les citoyens demandent à l'Union de faire mais qu'elle ne peut pas faire parce qu'elle n'a pas les compétences, parce qu'elle n'a pas les moyens, ou parce qu'il n'y a pas les consensus des gouvernements de Etats membres pour le faire. Donc quand on parle avec les citoyens, on voit que les gens ce qu'ils veulent en général, c'est plus d'Union Européenne et qu'elle soit plus efficace pour les questions qui les préoccupent."

Alors, curieux d'en apprendre plus sur l'Union Européenne ? N'hésitez pas à pousser la porte des institutions. Plus d'information sur le site de l'Union.

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