Catalogne: Puigdemont demande deux mois pour négocier, Madrid veut la "clarté" dès jeudi

Tous les regards en Espagne sont de nouveau braqués sur le dirigeant séparatiste catalan Carles Puigdemont, ici le 15 octobre 2017 à Barcelone
Tous les regards en Espagne sont de nouveau braqués sur le dirigeant séparatiste catalan Carles Puigdemont, ici le 15 octobre 2017 à Barcelone - © PAU BARRENA

Alors que prend fin ce lundi le premier utlimatum, le président indépendantiste de la Catalogne Carles Puigdemont a demandé à rencontrer le chef du gouvernement espagnol Mariano Rajoy dans une lettre où il précise que sa priorité pour les deux prochains mois est de dialoguer. Dans sa réponse, Madrid exige de la clarté pour jeudi au plus tard. 

Dans son courrier, Carles Puigdemont demande à Mariano Rajoy de "renoncer à la répression" et d'accepter "le plus vite possible une réunion" pour parler de la situation en catalogne. Sans préciser, clairement, s'il a ou non déclaré l'indépendance de la catalogne. "Ne laissons pas la situation se détériorer davantage. Avec de la bonne volonté, en reconnaissant le problème et en le regardant en face, je suis sûr que nous pouvons trouver la voie vers la solution", conclut Carles Puigdemont. 

Le président Catalan devait répondre à une demande de clarification lancée par le premier ministre espagnol Mariano Rajoy. A savoir, choisir entre proclamer l'indépendance de la Catalogne et pousser l'Etat espagnol à prendre le contrôle de cette région autonome ou reculer et déclencher la colère de ses troupes.

Mariano Rajoy se dit prêt à discuter si les dirigeants catalans reviennent à la légalité, mais le numéro deux de l'exécutif catalan Oriol Junqueras a mis les points sur les i samedi: le dialogue ne peut porter que sur l'indépendance de la "République de Catalogne".

Quant à la médiation, Mariano Rajoy ne veut pas en entendre parler, et les Etats membres de l'Union européenne l'écartent pour ne pas affaiblir Madrid et ouvrir la boîte de Pandore des sécessions possibles à travers l'Europe.

Puigdemont n'apporte pas la "clarté" demandée

Madrid exige de la "clarté" à Puigdemont pour jeudi au plus tard, a déclaré Soraya Saenz de Santamaria, la vice-présidente du gouvernement espagnol. 

"Carles Puigdemont a encore l'occasion de s'orienter vers une sortie de crise, il doit pour cela répondre 'oui' ou 'non' à la question d'une déclaration d'indépendance", a-t-elle dit.

Le dirigeant séparatiste catalan Carles Puigdemont n'apporte pas, dans son courrier, "la clarté demandée" à propos de sa déclaration d'indépendance, a regretté quant à lui le ministre espagnol des Affaires étrangères Alfonso Dastis.

"Je pense qu'elle ne constitue pas une réponse à la mise en demeure" du gouvernement espagnol, qui lui a demandé de clarifier par écrit s'il avait déclaré ou non l'indépendance, a insisté Alfonso Dastis à Luxembourg.

Sujet dans le JT 19h30 de ce 16 octobre:

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