Jose Manuel Barroso lance un avertissement à Silvio Berlusconi

Jose Manuel Barroso
Jose Manuel Barroso - © AFP PHOTO / JOHN THYS

Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a lancé jeudi un avertissement à Silvio Berlusconi en lui demandant de penser à la stabilité de l'Italie avant d'envisager un retour sur la scène politique.

"J'ai parlé hier (mercredi) après-midi avec Silvio Berlusconi. J'ai souligné avec lui combien était importante la stabilité et les réformes pour l'Italie", a dit Jose Manuel Barroso au cours d'un point de presse à Bruxelles avec l'actuel chef du gouvernement italien, Mario Monti.

Le message est semble-t-il passé. Silvio Berlusconi, présent lui aussi à Bruxelles, mais pas invité par Jose Manuel Barroso, n'a pas dit un mot en arrivant à la traditionnelle réunion des dirigeants des partis conservateurs européens avant le sommet des chefs d'État et de gouvernement.

"La confiance revient en Italie", a insisté Jose Manuel Barroso en saluant le travail accompli par Mario Monti et son gouvernement. Il a exprimé son "espoir" que l'Italie puisse "continuer sur cette voie". "C'est la condition pour le retour de la croissance et de l'emploi", a insisté Jose Manuel Barroso.

"Nous avons besoin d'une Italie forte", a dit le président de la Commission européenne, avant d'affirmer que les élections prévues en février "ne doivent pas constituer une excuse pour ralentir le rythme des réformes".

Mario Monti a refusé de dire s'il serait ou non candidat. "Ce n'est ni le lieu, ni le moment pour le dire", a-t-il déclaré. Mais il a assuré que "quel que soit le résultat des prochaines élections, il faudra que le prochain gouvernement italien soit clairement engagé du côté européen". "Quiconque sera au gouvernement devra donner un soutien puissant à l'intégration européenne", a-t-il ajouté.

Quelques jours après avoir annoncé son retour et fustigé le bilan de son successeur, Silvio Berlusconi semble avoir hissé le drapeau blanc en affirmant mercredi être prêt à s'effacer en cas de candidature de Mario Monti au poste de chef du gouvernement en février.

"Si Monti était candidat pour être le chef" du centre droit, "je ferais un pas en arrière", a-t-il déclaré.


Belga

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