Joe Biden à Bruxelles : opération séduction en Europe

Ce dimanche soir, Joe Biden est arrivé en grande pompe à Bruxelles. Il y restera trois jours, l’occasion notamment d’assister à un sommet de l’Otan et de rencontrer le roi Philippe. Mais au-delà de cette visite protocolaire, qui est la première du nouveau président américain en Belgique, que se cache-t-il derrière son séjour ? "Joe Biden veut tout simplement montrer qu’il est à l’opposé du président Trump, son prédécesseur, estime Mehdi Khelfat, responsable éditorial de la rubrique internationale de la RTBF. Donald Trump était imprévisible, jugé arrogant vis-à-vis des Européens… On assiste à un changement de style, Joe Biden veut montrer qu’il connaît et qu’il aime l’Europe."

En plus de cette opération séduction, il s’agira de parler sécurité, un thème au cœur du sommet de l’Otan de lundi matin. Avec une question : comment maintenir la sécurité du continent quand la menace devient lointaine et virtuelle ? "La Chine est dans le collimateur américain, explique Mehdi Khelfat, notamment en raison de son comportement belliqueux en mer de Chine méridionale mais aussi par ses activités en ligne : on parle beaucoup de la capacité de la Chine à la lancer des attaques sur le web."


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Enfin, Joe Biden se frottera au président turc Recep Tayyip Erdoğan, qu’il rencontrera en tête à tête lundi après-midi. "Certains pays doutent de la fiabilité de la Turquie vis-à-vis de l’Otan, note Mehdi Khelfat. Cette rencontre sera l’occasion de remettre les choses à plats sur la question des droits de l’homme, de la démocratie ou du rôle controversé de la Turquie en Libye et en Syrie ou ses liens avec la Russie." La Russie, vis-à-vis de laquelle beaucoup de pays de l’Otan expriment des craintes… et que Joe Biden rencontrera mercredi, à Genève cette fois, en la personne du président Vladimir Poutine.

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