JO de Londres: peu de touristes, les commerçants se disent grugés

Peu de touristes ont acheté dans les commerces autour du stade olympique à Londres
Peu de touristes ont acheté dans les commerces autour du stade olympique à Londres - © MIGUEL MEDINA/AFP

Le succès de l'organisation des Jeux olympiques à Londres a été unanimement salué, malgré son coût de 12 milliards d'euro. Une majorité de Britanniques considèrent que l'organisation des Jeux dans leur pays a été financièrement positive. Mais l'écho est différent du côté des commerces des quartiers qui longent le parc olympique.

Restaurateur ou traiteur est un métier répandu dans le quartier, avec des cuisines du monde entier. C’est frais, pas cher et tellement londonien. Le Conseil municipal avait annoncé 80 000 clients.

Hasan, patron du restaurant "Turc Anatolia", à dix minutes du parc, a engagé deux extras. Mais il a vu en tout et pour tout un Canadien, un Américain, deux Malaisiens. Aucuns des clients habituels n'est venu. Hasan perdu 60% de ses bénéfices habituels.

"Le conseil municipal a interdit de se garer dans le quartier tout en annonçant qu’il y aurait foule", explique-t-il. "Il a poussé les gens à partir, alors les résidents ont pris leurs vacances."

Hasan ne croit pas cependant pas que ce soit la seule faute des autorités.

"Le comité olympique a mis tous les restaurants, traiteurs, toute l’alimentation dans le parc", regrette-t-il. "Les gens étaient obligés d’acheter puisqu’ils n’avaient pas le droit de sortir. On m’a dit qu’une boisson y coûtait 5 livres !" (Ndlr: 6,4 euros)

La municipalité secondée d’un groupe d’affaires a aussi vendu des espaces temporaires aux traiteurs locaux, de 15 à 30 000 euros.

Pétition des commerçants

"On a installé des stands de nourriture de différents pays et ils ont tous fermé après deux jours, il n’y avait pas un seul client", conclut Hasan.

4500 victimes et leurs supporters ont déjà signé une pétition pour demander remboursement, dommages et intérêts.

F. Bellone

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