Jeux de la Francophonie: neuf jours entre sport et culture

Vingt-quatre heures après la cérémonie d'ouverture, les premières compétitions des sixièmes jeux de la Francophonie débutent lundi à Beyrouth, en même temps que le programme culturel.

Quel concept ? Quelque 3000 athlètes et artistes issus de 44 délégations participent aux jeux, jusqu'au mardi 6 octobre. Les sportifs s'affrontent dans six disciplines (athlétisme, judo, Basket-ball féminin, football, boxe, tennis de table) alors que le volley-ball de plage est sport de démonstration.

Les disciplines culturelles couvrent la peinture, la photographie, la sculpture, la chanson, le conte, la danse de création et la littérature. "L'idée première, c'est de rassembler la jeunesse de l'espace francophone, explique Mahaman-Lawam Sériba, directeur du Comité international des jeux (CIJF). Le concept lie le sport à la culture, tous les quatre ans, les années post-olympiques".

Qui participe ? Les grandes vedettes sont absentes de Beyrouth. Les jeux attirent essentiellement des athlètes espoirs qui vivent leur première grande compétition internationale. Le tournoi de football, réservé aux moins de 20 ans, subit ainsi la concurrence frontale du Mondial de la catégorie en Egypte au même moment. Et l'attitude des clubs réticents à libérer les joueurs. "Ce sont des jeux amateurs. Il n'y a aucun argent en jeu, souligne M. Sériba. Les lauréats empochent des médailles et on essaye d'assurer leur promotion après les jeux". Les athlètes sont logés tous ensemble dans les locaux neufs de l'Université de Beyrouth.

Qui paye ? Emanation de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF), le CIJF a délégué l'organisation à un comité national. "Le pays d'accueil finance les jeux à 50%, ou à 80% lorsqu'il s'agit d'un pays du Nord. Nous avons un budget solidaire, pour des jeux sans gigantisme, explique Mahaman-Lawan Sériba. Le budget de l'organisation nationale, qui prend notamment en compte les transports, l'hébergement, atteint 10 M EUR sur 4 ans. Le budget de fonctionnement du CIJF est inférieur à 2 M EUR sur 4 ans".

Quel contexte ? Instable sur le plan politique, le Liban, durement éprouvé par la guerre civile (1975-1990) et frappé par des irruptions de violence comme en mai 2008, a l'occasion de démontrer sa capacité à organiser une grande compétition internationale (transports, hébergements, sécurité). Les sites ont été placés sous la surveillance renforcée de l'armée et de la police.

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