Jean-Claude Juncker tente de récolter le soutien des eurodéputés indécis

Le probable futur président de la Commission européenne rencontre un à un les sept groupes politiques du Parlement
Le probable futur président de la Commission européenne rencontre un à un les sept groupes politiques du Parlement - © Flickr-European People's Party - EPP

Jean-Claude Juncker est en tournée au Parlement européen aujourd'hui et demain. Le probable futur président de la Commission européenne rencontre un à un les sept groupes politiques du Parlement. La semaine prochaine, à Strasbourg, il devra recueillir au moins 376 voix sur 751 pour devenir président de la Commission. Et le Luxembourgeois ne veut prendre aucun risque.

Jean-Claude Juncker a fait ses comptes : il existe un accord entre les démocrates chrétiens, les socialistes et les libéraux au sein du Parlement pour constituer une forte majorité pro européenne. Ces trois groupes là représentent 480 députés européens, confortable donc par rapport aux 376 voix nécessaires. D'autant que ailleurs dans le Parlement, parmi les 50 verts notamment, Jean-Claude Juncker pense pouvoir trouver des soutiens.

Vote à bulletin secret

Le problème, c'est que le vote mardi prochain se déroulera à bulletin secret et que dans ce cas, les députés sont totalement libres de respecter, ou non, la consigne de vote du groupe.

On peut aisément imaginer qu'une large majorité voire la totalité des 73 élus Britanniques ne soutiendra pas Jean-Claude Juncker. De la même manière, les 12 députés hongrois du parti de Viktor Orban ne le suivront probablement pas non plus. Les eurosceptiques et europhobes et les députés d’extrême droite rejetteront sans doute aussi cette candidature.

Cas de conscience

Mais d'autres sont plus partagés. Pas facile pour certains socialistes de voter pour un président de centre droit. Pas facile pour les verts de soutenir un candidat venant d'un paradis fiscal. Pas facile pour la gauche radicale d'appuyer l'ancien président de l'Eurogroup qui a coordonné le plan d'aide à la Grèce.

Jean-Claude Juncker viendra donc dans chaque groupe débattre de ce qui a été fait mais aussi présenter ses priorités, emploi, croissance, mais aussi notamment la gestion réellement commune des frontières de l'Union. En ne perdant jamais de vue que la Commission, et donc son président, propose mais que ce sont les députés et les états qui prennent les décisions.

RTBF

Et aussi

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK