"Je suis profondément désolé" : le président de la COP26 peine à retenir ses larmes de déception en dévoilant l’accord

Fumée verte à la COP26. Au bout de deux semaines de négociations, les près de 200 délégations présentes à Glasgow seront finalement parvenues à s’accorder sur une déclaration commune. Mais la fumée noire chassera-t-elle bientôt l’optimisme des dirigeants dont certains se réjouissent quand même des avancées de cet "Accord de Glasgow", loin de satisfaire les activistes du climat, Greta Thunberg en tête ?

À l’issue de la journée supplémentaire que se sont octroyée les équipes représentant les différents Etats sur le sol écossais, Alok Sharma, le président de cette conférence pour le climat souvent considérée comme "cruciale" n’a en tout cas pas pu cacher sa déception qui s’est vite muée en émotion forte, bien qu’il avait déjà exprimé qu’il serait plus difficile d’aboutir à un accord qu’à Paris.

"Puis-je simplement dire à tous les délégués que je m’excuse de la façon dont ce processus s’est déroulé", a-t-il lancé assis face aux centaines de représentants ayant participé aux échanges durant quinze jours.


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"Il est [..] vital que nous protégions cet accord"

S’il avait pour ambition de faire aboutir les discussions "dans l’après-midi" ce samedi 13 novembre, il aura finalement fallu attendre le milieu de soirée pour que cette COP officialise sa déclaration commune. "Et je suis profondément désolé", a poursuivi Alok Sharma, affirmant comprendre "la profonde déception".

Sur une note plus positive, celui qui a été le visage de la conférence emblématique sur le climat a conclu soulignant tout de même les avancées réalisées sur le sol écossais. "Je pense que, comme vous l’avez noté, il est également vital que nous protégions cet accord."

Cette posture d’un soutien de l’accord malgré des attentes trop élevées par rapport aux résultats de cette COP26 a également été exprimée par la ministre belge du Climat, Zakia Khattabi, qui a évoqué un "accord imparfait". De son côté, le climatologue Jean-Pascal van Ypersele (UCLouvain) a évoqué un "pas dans la bonne direction". "C’est bien plus que du bla-bla, mais c’est très insuffisant", a-t-il conclu.

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