Japon: le gouvernement veut élargir la notion de secret d'Etat, polémique

Le texte de loi, présenté par le gouvernement libéral dirigé par Shinzo Abe, prévoit d'élargir nettement la définition de secret d'Etat, essentielle aux yeux du Premier ministre. Il s’agirait de toute information jugée sensible relative à la défense, à la diplomatie, au contre-espionnage et à la lutte antiterroriste.

Il alourdit aussi considérablement les peines à l’encontre de ceux qui, fonctionnaires ou autres, seraient responsables des fuites, ainsi que des journalistes qui encourageraient de telles fuites avec des moyens "extrêmement inadéquats", écrit le texte.

Des associations de citoyens, des grands noms de la presse et des médias, des avocats s’unissent contre ce texte jugé comme "antidémocratique" et "dangereux", parce qu'il autoriserait selon eux les fonctionnaires à classer à peu près tout ce qu'ils veulent secret d’Etat.

Il ne s’agit pas, selon eux, uniquement des informations relatives à la relation privilégiée entre le Japon et les Etats-Unis, dans un contexte de tension croissante avec la Chine, mais aussi notamment des informations relatives à la catastrophe de Fukushima, à sa gestion, et à tout l’arrière fond douteux qu’elle a mis au jour sur les relations incestueuses de collusion entre l’industrie, l’administration, les organismes de contrôle, qui ont contribué à la catastrophe de Fukushima en mars 2011.

 

M. Molitor

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