Jair Bolsonaro s'excuse après avoir dit à une députée qu'elle "ne méritait pas qu'il la viole"

Jair Bolsonaro s'excuse après avoir dit à une députée qu'elle "ne méritait pas qu'il la viole"
Jair Bolsonaro s'excuse après avoir dit à une députée qu'elle "ne méritait pas qu'il la viole" - © SERGIO LIMA - AFP

Le président brésilien Jair Bolsonaro n’est pas connu pour être adepte de la langue de bois. Il a même, à plusieurs reprises, été épinglé pour ses propos à plusieurs reprises. Ce jeudi 13 juin 2019, le dirigeant sud-américain a dû s’excuser auprès d’une députée après lui avoir invectivé : "Je ne te violerais pas, parce que tu ne le mérites pas."

L’incident n’est pas neuf, pourtant c’est cette semaine, alors qu’il entre-temps accédé au plus haut poste de l’état, que le Brésilien Jair Bolsonaro a dû s’excuser pour des propos tenus en 2003 à l’égard de l’une de ses collègues députée d’alors. "En application d’un ordre judiciaire, je présente publiquement mes excuses pour mes paroles passées adressées à la députée fédérale Maria do Rosario Nunes."


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C’est lors d’une altercation verbale avec cette élue, ayant été secrétaire aux droits humains sous la présidence de Dilma Roussef, que le futur président du pays avait déclaré qu’elle "ne méritait pas d’être violée car elle est très moche". Il avait poursuivi, affirmant qu’elle n’était pas "son genre" et qu’il "ne la violerait jamais". "Je ne suis pas un violeur, mais si j’en étais un, je ne la violerais pas, parce qu’elle ne le mérite pas", avait conclu Jair Bolsonaro.

"Injustement offensé"

Dans le document publié par la présidence brésilienne, le nouveau président explique le contexte des paroles qui donnent lieu à ces excuses. Il évoque un contexte de "chaleur d’un débat idéologique" au parlement. Le Brésilien estime "avoir été injustement offensé par la parlementaire en question, qui l’insultait, le traitant de violeur". Il poursuit lui avoir "répondu qu’elle ne méritait pas d’être violée".

En 2014, l’homme avait déjà confirmé ces propos auprès du quotidien brésilien Zero Hora.

Les femmes seraient sa priorité

Dans sa lettre, Jair Bolsonaro évoque aussi les femmes. "Les femmes brésiliennes constituent une priorité de mon mandat. Cela a toujours été et sera toujours démontré par des actions concrètes", écrit-il.


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Rappelons que le programme de celui qui a été récemment élu à la présidence du Brésil ne mentionne pas le sujet de l’avortement, par exemple. Il a cependant promis d’opposer son véto à toute tentative d’assouplissement d’une loi déjà très restrictive à ce sujet. Au Brésil, l’IVG n’est autorisée qu’en cas de viol, de risque pour la mère ou de grave malformation du cerveau du fœtus.

Ces excuses ne sont pas la seule sanction à laquelle celui qui préside le Brésil depuis janvier a dû s'astreindre. Il a été condamné à payer une indemnisation à Maria do Rosario Nunes. Cette amende s’élève à 10.000 réaux brésiliens, soit près de 2300 euros, en plus d’amendes dont le montant n’a pas été divulgué.

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