"Abracadabrantesque", "mangeur de pommes"... Jacques Chirac en 10 phrases cultes (vidéos)

Jacques Chirac quitte l'Elysée pour laisser la place à Nicolas Sarkozy, le 16 mai 2007.
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Jacques Chirac quitte l'Elysée pour laisser la place à Nicolas Sarkozy, le 16 mai 2007. - © HORACIO VILLALOBOS - BELGAIMAGE

On l'a appris ce jeudi : l'ancien président de la République française Jacques Chirac est décédé ce jeudi à l'âge de 86 ans. Jacques Chirac, c'était une figure de la politique française et surtout une voix, maintes fois imitée. L'homme n'était pas avare en punchlines et en petites phrases, dont certaines ont marqué l'histoire de la politique française.

"Une histoire abracadabrantesque"

"Aujourd’hui, on rapporte une histoire abracadabrantesque." A l’origine de cette citation, il y a "l’affaire Jean-Claude Méry". Avant son décès, ce membre du comité central du RPR, le parti de Jacques Chirac, a enregistré une cassette vidéo. Dans celle-ci, il livre des informations sur les financements occultes du parti.

"Mangeur de pommes"

"Je suis un mangeur de pomme." Les pommes furent l’un des symboles de la campagne présidentielle de Jacques Chirac en 1995. Le candidat avait d’ailleurs choisi d’illustrer la couverture de son livre "La France pour tous" avec un petit dessin de pommier. Jacques Chirac expliquait sa passion pour ce fruit lors d’un entretien télévisé.

"Il faut faire chauffer l’appareil ou quoi"

"Mais qu’est ce qui lui arrive à la 2 ? Il faut faire chauffer l’appareil ou quoi ?" Jacques Chirac doit être interviewé en duplex à la télévision. Mais le lancement tarde à venir et l’homme politique se croit encore hors caméra. On assiste alors à un grand moment de professionnalisme où l’intéressé passe du ton goguenard à la réponse sérieuse en un clin d’oeil.

En anglais dans le texte

"Do you want me to go back to my plane ?" En 1996, le président de la République est en visite à Jérusalem. Mais Jacques Chirac n’apprécie pas la méthode de travail du service d’ordre israélien. Au point de menacer de quitter le pays.

"On n’exporte pas la démocratie dans un fourgon blindé"

"On n’exporte pas la démocratie dans un fourgon blindé." Selon Jean-Pierre Raffarin, cette phrase aurait été prononcée par Jacques Chirac pour s’opposer à la guerre en Irak.

"Ça m’en touche une sans faire bouger l’autre"

"Ça m’en touche une sans faire bouger l’autre." Selon plusieurs journaux, dont Libération en 1995, c’était l’une de ses expressions favorites.

"Être dans le vent, c’est un peu avoir un destin de feuille morte"

"Être dans le vent, c’est un peu avoir un destin de feuille morte." Nous sommes en décembre 1996 et Jacques Chirac lâche cette phrase lors d’une conférence de presse en marge d’un sommet franco-africain à Ouagadougou. Mais la citation viendrait du philosophe et écrivain Jean Guitton. Les deux hommes se connaissaient bien.

"Il m’a accordé le grand honneur de citer cette phrase, expliquait Jean Guitton à Libération en  1994. Tout comme il a eu la gentillesse naguère de m’inviter plusieurs jours chez lui en Corrèze où il me réveillait le matin d’un : 'Guitton, debout !' Mais j’ai dépouillé mes œuvres dites complètes et je ne l’ai jamais retrouvée. J’en suis arrivé à me demander si elle n’a pas été inventée."

"Le bruit et l’odeur"

Nous sommes en 1991 lors d'un "discours d'Orléans" qui fera date. "Comment voulez-vous que le travailleur français […] qui travaille avec sa femme et qui, ensemble, gagnent environ 15.000 francs, et qui voit sur le palier à côté de son HLM, entassée, une famille avec un père de famille, trois ou quatre épouses, et une vingtaine de gosses, et qui gagne 50.000 francs de prestations sociales sans naturellement travailler ! Si vous ajoutez à cela le bruit et l’odeur. Eh bien le travailleur français sur le palier, il devient fou. Il devient fou, c’est comme ça et il faut le comprendre […] ce n’est pas être raciste que de dire cela", lance alors Jacques Chirac.

"C’est loin mais c’est beau !"

Grand amoureux du terroir, Jacques Chirac n’a jamais manqué un salon de l’agriculture (sauf une fois, en 1979 après un accident de voiture). Lors de ses déplacements "en province", il ne manquait pas de saluer son interlocuteur d’un énergique "C’est loin mais c’est beau !"

"On pourra se baigner dans la Seine"

En 1988, Jacques Chirac, alors maire de Paris, assurait qu'"en 1994, [on pourra] se baigner dans la Seine. Et je serai le premier à le faire". Une promesse renouvelée le 15 mai 1990 dans l’émission "La Marche du Siècle" sur France 3. "Dans trois ans, j’irai me baigner dans la Seine devant témoins pour montrer que la Seine est devenue un fleuve propre", lançait-il à Jean-Marie Cavada. Il n’a pas tenu parole.

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