"J'ai rembobiné 150 fois (l'incident) dans ma tête" : Charles Michel revient sur le "sofagate" et réaffirme son regret

L'épisode est désormais baptisé "sofagate".
L'épisode est désormais baptisé "sofagate". - © AFP

Le président du Conseil européen Charles Michel a réitéré jeudi soir sur le plateau de la chaîne LN24 son "profond regret" de l'épisode désormais baptisé "sofagate" sur la Toile.

"Je regrette l'impression qui a été donnée d'une forme de dédain ou de mépris pour la présidente de la Commission, ou les femmes en général", a répété le Belge. "J'ai rembobiné 150 fois (l'incident) dans ma tête", assure-t-il, tout en affirmant être convaincu qu'une réaction de sa part aurait pu créer un "incident bien plus grave" au vu de l'importance cruciale de cette réunion avec le président turc.

Le véritable enjeu: la stabilité et la sécurité

Au-delà de la guéguerre de protocole et des remarques enflammées sur les réseaux sociaux, le président du Conseil européen a appelé à ne pas laisser cet incident occulter "le véritable enjeu de cette réunion, fondamentale pour la stabilité et la sécurité en Europe". Les sujets de discussion essentiels ne manquaient pas, entre futur du pacte migratoire, évolutions sur la situation chypriote, implications en Libye, etc.

Le président du Conseil européen avait déjà réagit, plus tôt dans la journée, dans un long post sur Facebook suite aux multiples réactions sur la toile, et déclaré : "Et en dépit d'une volonté manifeste de bien faire, l'interprétation stricte par les services turcs des règles protocolaires a produit une situation désolante: le traitement différencié, voire diminué, de la présidente de la Commission européenne. Les quelques images qui en ont été diffusées ont donné l'impression que j'aurais été insensible à cette situation. Rien n'est plus éloigné ni de la réalité, ni de mes sentiments profonds. Ni enfin des principes de respect qui me paraissent essentiels."

Ces quelques secondes qui ont fait scandale, ces images où l'on voit Ursula von der Leyen désemparée face à deux sièges où se sont installés Charles Michel et Recep Tayyip Erdogan, tandis qu'elle était reléguée à distance, sur un sofa, n'ont en rien reflété l'ensemble de la réunion, qui a duré trois heures et durant laquelle les deux responsables européens ont porté ensemble un message fort, a martelé le Belge.

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