J-100 avant les élections européennes: les enjeux et les forces en présence

J-100 avant les élections européennes: les enjeux et les forces en présence
J-100 avant les élections européennes: les enjeux et les forces en présence - © FREDERICK FLORIN - AFP

Les élections européennes approchent à grands pas. En Belgique, elles seront organisées le 26 mai prochain. A une centaine de jours du scrutin, quels sont les enjeux de la campagne et les forces en présence ? 

Les enjeux 

Migration

La crise de l’asile de 2015 est derrière nous. Les arrivées de réfugiés ont chuté. Toutefois, le sujet reste à l’agenda politique en bonne partie pour des raisons électoralistes. Certains dirigeants comme Matteo Salvini, le leader de l’extrême droite italienne, ou le premier ministre nationaliste hongrois, Viktor Orban, en ont fait leur fond de commerce.

Et, si on en croit une enquête d’opinion européenne de septembre dernier, la migration est même devenue la principale préoccupation des citoyens de l’Union. 

Economie et l'emploi des jeunes

Les Européens ont aussi d'autres priorités comme l’économie et l’emploi des jeunes, des questions qui se retrouvent par exemple au cœur du conflit des gilets jaunes en France. 

La lutte contre le terrorisme et le climat viennent ensuite. Le climat pourrait même remonter dans le classement suite aux manifestations répétées dans plusieurs pays de l’Union et après les succès des partis verts en octobre dernier lors d’élections locales en Belgique, en Allemagne et au Luxembourg.

Faut-il s'attendre à une montée des mouvements eurosceptiques ? 

Les derniers sondages pointent deux tendances : une hausse des formations eurosceptiques et une érosion des deux grands groupes politiques qui dominent actuellement l’hémicycle européen.

Parti populaire européen

Le PPE, le groupe des démocrates-chrétiens, va sans doute conserver sa première place en nombre de députés. Mais, il devrait sortir affaibli du scrutin. Il faudra voir par ailleurs s’il gardera dans ses rangs le turbulent premier ministre hongrois Viktor Orban qui ne fait pas l’unanimité au sein du PPE. 

Parti social-démocrate

Le S&D devrait rester le deuxième groupe du Parlement. Mais, il perdra probablement des plumes dans la bataille électorale. D’autant qu'il pourrait y avoir des défections. Le Parti Démocrate italien, aujourd’hui membre du S&D, pourrait aller voir ailleurs. Il pourrait s’associer à la République en Marche d’Emmanuel Macron, qui lui-même s’est rapproché du groupe des libéraux et démocrates. L’ALDE, ainsi renforcé, pourrait devenir la troisième force politique au sein du Parlement européen. 

Les eurosceptiques 

Plus de 150 sièges du Parlement européen pourraient être occupés par des eurosceptiques lors de la prochaine législature. Un chiffre  en hausse mais qu’il faut nuancer. Pour peser de tout leur poids sur le fonctionnement du Parlement européen, il faudrait que tous les députés eurosceptiques fassent partie d’un seul et même groupe politique.

Il existe toutefois des tentatives de rapprochement. Depuis quelques mois, l’ancien conseiller de Donald Trump, Steve Bannon, proche de l’extrême droite américaine, cherche à unir la droite radicale européenne dans la perspective des élections de mai. Son projet, appelé "Le Mouvement", n’a encore rien donné de concret. La campagne ne fait que commencer. 

Toute l'actualité européenne avec Euranet Plus, le premier réseau d'information européenne.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK