Italie: nouveau naufrage près de Lampedusa, 56 rescapés, peut-être plus de 50 disparus

Un bateau de migrants au large de l'île italienne de Lampedusa, le 12 avril 2011
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Un bateau de migrants au large de l'île italienne de Lampedusa, le 12 avril 2011 - © Filippo Monteforte

Le corps d'un homme qui se trouvait à bord d'un bateau de pêche chargé de migrants tunisiens ayant fait naufrage près de Lampedusa, a été repêché vendredi près de cette île au sud de l'Italie, ont annoncé les services de secours italiens. 56 rescapés ont pu être sauvés par les gardes-côtes, mais il reste des dizaines de disparus.

Selon les garde-côtes, le cadavre a été repêché non loin de Lampedusa, l'île près de laquelle a fait naufrage une embarcation de fortune qui n'a pas été retrouvée pour le moment.

Les secours ont indiqué avoir pu sauver 56 personnes dont certaines repêchées directement en mer et au moins une dizaine qui avaient réussi à gagner à la nage l'îlot de Lampione, proche de l'île sicilienne.

Le commandant des garde-côtes, Filippo Marini a indiqué que les rescapés "sont en bonne santé même si certains souffrent d'hypothermie" après des heures passées dans l'eau. D'après lui, ils seraient "apparemment tous Tunisiens dont une femme". Ils ont été emmenés au centre d'accueil de Lampedusa, rouvert pour l'occasion.

Les survivants ont estimé que les immigrés qui ont embarqué à bord au départ de la Tunisie étaient plus d'un centaine. Le nombre de disparus recherchés s'élève donc à une quarantaine ou une cinquantaine de personnes.

Les recherches mobilisent des vedettes des garde-côtes et de la police financière, des hélicoptères et trois bâtiments de l'OTAN -un italien, un allemand et un turc-- participent aux recherches, ainsi que des embarcations privées et des centre de plongée sous-marine. Elle  "continueront tant qu'il y aura de l'espoir de retrouver des survivants", a indiqué le commandant Marini.

Une enquête a été ouverte

Une enquête pour "homicide et incitation à l'immigration clandestine" a été ouverte par le parquet d'Agrigente qui tente de savoir si des passeurs se trouvent parmi les rescapés. Mais pour Laura Boldrini, porte-parole du Haut commissariat de l'ONU pour les réfugiés en Italie, "l'idée du passeur est en réalité obsolète. Aujourd'hui les migrants conduisent le bateau en se relayant. Il s'agit souvent de personnes qui n'ont aucune connaissance maritime".

Jeudi soir, un des passagers a donné l'alerte depuis un téléphone portable. Il a signalé que le bateau, un gros bateau de pêche d'une dizaine de mètres de long, était en train de couler. Il se trouvait alors à environ 12 miles marins (22 km) de l'île sicilienne de Lampedusa.

Dans la nuit, la majorité des naufragés a rejoint l'ilot de Lampione à la nage, pendant que d'autres étaient récupérés en mer. L'un d'entre eux, totalement épuise, a été transporté en hélicoptère vers la terre ferme.

L'épave était curieusement introuvable, soit que le bateau ait coulé très rapidement, soit -hypothèse plus improbable- qu'il ait rebroussé chemin avec les passeurs vers la Tunisie.

AFP

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