Italie: la loi sur l'immunité de Silvio Berlusconi sous la loupe

Les juges de la plus haute juridiction italienne se sont réunis en audience publique, en présence de dizaines de photographes et journalistes italiens et étrangers. Ils reprendront leurs débats, cette fois à huis clos, jeudi matin.

Selon les médias locaux, les 15 magistrats se partagent entre 8 favorables à l'annulation de la loi et 7 préconisant son maintien; ils s'acheminent vers un compromis qui consisterait à annuler seulement en partie l'immunité dont bénéficie Silvio Berlusconi.

La décision de la Cour est très attendue car si elle décidait d'abroger la loi, deux procès contre le chef du gouvernement Silvio Berlusconi à Milan reprendraient immédiatement: l'un pour fraude fiscale (affaire Mediaset) et l'autre pour corruption de témoin (procès Mills).

"Je suis optimiste par définition", s'est borné à dire à la presse Niccolo Ghedini, l'un des deux avocats de Silvio Berlusconi, à l'issue d'un bref exposé d'une quinzaine de minutes devant la Cour où il a résumé les arguments de la défense, tandis que le second, Piero Longo, s'est dit "réaliste", sans en dire davantage.

Silvio Berlusconi a eu de nombreux démêlés avec la justice depuis son entrée en politique en 1993 mais n'a jamais été condamné définitivement.

Une reprise des procès le fragiliserait encore plus politiquement alors qu'il dispose d'une majorité très étroite au parlement depuis la rupture totale avec son ex-allié Gianfranco Fini, intervenue fin 2010.


Belga

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