Italie: des migrants dans les bus publics, les chauffeurs en révolte

À Milan, la représentation syndicale unitaire invite les chauffeurs des transports publics à ne plus assurer leur service. En cause, le transfert de migrants de la gare centrale de Milan jusqu'aux différents centres d'accueil. La société de transport milanaise (ATM) se défend tant bien que mal en rétorquant que "tous les bus sont 'hygiènisés' par la suite".

La polémique débute ce mercredi lorsque la coordination des syndicats demande à ses affiliés de suspendre le transfert de migrants pour "manque de garanties sanitaires et de prévention pathologique".

En effet, depuis le 11 juin, la société de transports publics milanaise (ATM), à la demande de la Protection civile et du conseil communal de la ville, assure le transfert de migrants entre la gare centrale de la capitale lombarde et les centres d’accueil pour immigrés.

Huit autobus, sur un parc de 1200 véhicules, ont donc été utilisés afin de répondre à cette requête. En fin de service, tous sont nettoyés selon les modalités hospitalières les plus exigeantes comme le déclare la société des transports publics.

Alors pourquoi cette action ?

Il semble que la véritable raison soit politique. En effet, la demande formulée à ATM émane de la commune de Milan tandis que le préavis de grève, lui, émane de la coordination syndicale unie (RSU), un organe représentatif collectif lié à tous les syndicats mais traditionnellement opposé au pouvoir en place.

Cela est d'autant vraisemblable qu'au total 10 transferts de migrants sont effectués chaque jour, dans une métropole qui compte quotidiennement 24000 trajets d'autobus.   

 

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