Israël prolonge la trêve, le Hamas revendique des tirs de roquettes

L'appel des acteurs internationaux semble avoir été entendu en partie. Israël vient en effet d'accepter de prolonger de quatre heures le cessez-le-feu. Un cessez-le-feu qui devait prendre fin à 19h et qui avait été accepté la nuit dernière par le Hamas et Israél.

Situation spéciale, donc, avec encore et toujours des larmes dans les ruines de Gaza. Juste avant la trêve, la maison d'une famille a été bombardée, tuant d'un coup 22 personnes.

S'un quartier à l'autre, ce sont les mêmes scènes de désolation pour les habitants qui avaient été chassés de leur foyer et qui sont retournés chez eux. Sur le sol, des traces de sang se mêlent aux gravats. C'est le chaos dans la poussière et le silence des armes. 

Aujourd'hui, une centaine de corps ont été extraits des décombres et le bilan pourrait encore s'alourdir au fur et à mesure des recherches.

Le Hamas revendique des tirs de roquettes vers Israël après la trêve

Le mouvement islamiste palestinien Hamas a revendiqué samedi soir le tir de sept roquettes vers Israël, dont deux vers Tel Aviv, rejetant de facto une prolongation de la trêve humanitaire dans la bande de Gaza qui a expiré à 20H00 (17H00 GMT).

L'armée israélienne, qui avait accepté une prolongation jusqu'à minuit, avait auparavant annoncé des tirs de roquettes survenus après des tirs de mortiers. "Les terroristes ont choisi d'utiliser la fenêtre humanitaire à Gaza", a affirmé l'armée dans un communiqué.

Avant la revendication des tirs de roquettes, un porte-parole du Hamas à Gaza, Fawzi Barhoum, avait prévenu qu'il n'y avait pas eu "d'accord sur une extension de quatre heures du cessez-le-feu", sans explicitement rejeter une prolongation de la pause.

Les roquettes, dont les tirs ont été revendiqués dans deux communiqués distincts de la branche armée du Hamas, les brigades Ezzedine al Qassam, ont visé pour cinq d'entre elles Nachal Oz, dans le sud d'Israël, et pour les deux autres Tel Aviv, selon le mouvement islamiste palestinien.

Cette reprise des violences intervient au terme d'une journée de trêve humanitaire dans la bande de Gaza, où plus d'un millier de Palestiniens ont perdu la vie depuis le lancement de l'opération "Bordure protectrice" par Israël le 8 juillet. Plus de 130 corps ont été retirés des décombres samedi à Gaza.

L'armée israélienne a perdu quarante soldats jusqu'à présent. Trois civils ont de plus été fauchés par les roquettes tirées depuis la bande de Gaza.

Réunion internationale pour une "trêve durable"

Les efforts diplomatiques ne s'arrêtent pas pour autant. Ils se poursuivent à Paris depuis 11h00 où les Ministres des Affaires Etrangères de plusieurs pays impliqués se retrouvent autour du secrétaire d'Etat américain John Kerry.

L'objectif est de "tenter de construire une trêve durable à Gaza", a affirmé dans un communiqué le ministère français des Affaires étrangères. "L'arrêt de ce conflit sanglant est une urgence absolue", a ajouté dans ce communiqué le porte-parole du Quai d'Orsay, Romain Nadal.

Sont présents autour de Laurent Fabius et John Kerry et de leurs homologues turc et qatari, les ministres des Affaires étrangères du Royaume-Uni, d'Allemagne, d'Italie, ainsi que la haute représentante de l'Union européenne Cathy Ashton.

Les ministres des Affaires étrangères d'Israël, de Palestine, et de l'Egypte, pays qui a oeuvré en faveur du cessez-le-feu, ne participent pas à cette rencontre baptisée "réunion internationale en soutien au cessez-le-feu humanitaire à Gaza".

Interrogé par l'AFP pour savoir si les Égyptiens avaient été invités à Paris, un responsable américain a répondu sous couvert d'anonymat: "Non, parce que nous les avons vu hier", vendredi.

"La réunion est en soutien de l'initiative et de la médiation égyptienne. L’Égypte est associée étroitement à cette réunion. C'est en bonne intelligence avec l'Egypte que cette réunion est organisée", a indiqué pour sa part à l'AFP Romain Nadal.

RTBF avec agences

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