Israël / Palestine : la région retient son souffle

Scènes de violence à Jérusalem-Est après le meurtre de Mohammad Abou Khdeir, jeune Palestinien de 16 ans. Selon le témoignage de sa famille recueilli par Le Figaro, il aurait été kidnappé alors qu’il se rendait à la mosquée. Son corps, portant des traces de violences, a été retrouvé quelque temps après dans une forêt de Jérusalem. Plusieurs médias estiment qu’il s’agit d’un acte de vengeance suite au meurtre des trois adolescents israéliens, Eyal Yifrah, Gil-Ad Shaer et Naftali Fraenkel. Ils avaient été enlevés le 12 juin dernier alors qu'ils faisaient du stop avant d'être retrouvés morts lundi en Cisjordanie.

Mahmoud Abbas, le président palestinien, a demandé à Israël de "punir" les responsables du meurtre de Mohammad Abou Khdeir tandis que le Hamas (mouvement islamiste palestinien) a promis que les dirigeants israéliens "paieraient" pour ce crime.

Israël pour sa part, n’a pas dit son dernier mot non plus. Elle prépare des représailles contre le Hamas, accusés d’avoir assassiné les trois adolescents israéliens. Face à cette situation, le vice-ministre israélien de la Défense a d’ailleurs annoncé que les "Israéliens ont la volonté et la détermination nécessaires pour endurer les épreuves d’une longue opération visant à éradiquer le Hamas".

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Mahmoud Abbas, le président palestinien (à gauche) et Benjamin Netanyahou, le Premier ministre israélien (à droite), en 2010 © Archive TIM SLOAN - BELGAIMAGE

Conséquences

Et maintenant, que va-t-il se passer ? La question est dans tous les esprits, au lendemain de ces terribles événements. Selon l'AFP, le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, a de nouveau réuni mercredi soir son cabinet de sécurité pour discuter de la riposte anti-palestinienne, aucune décision n'a encore été annoncée.

En attendant, Francetv info a imaginé trois scénarios de riposte israélienne. Le premier prévoit que Netanyahou puisse "intervenir directement à Gaza pour calmer la colère de son peuple", écrit Kocila Makdeche.

Le second consisterait en une attaque plus modérée pour ne pas " détériorer les relations d’Israël avec la communauté internationale ". A savoir : des "attaques ciblées comme ce fut le cas dans la nuit de lundi soir, avec le bombardement de 34 positions du Hamas". "Nous allons irrémédiablement entrer en guerre à Gaza. Alors, autant que nous soyons les premiers à attaquer", aurait affirmé Naftali Bennett, le ministre israélien de l'économie, selon le journal Haaretz.

Enfin, la dernière hypothèse serait de créer une nouvelle colonie. "C’est une réponse assez classique de la droite israélienne qui, à chaque affront, grignote davantage de territoires", explique le politologue Samy Cohen au journaliste Kocila Makdeche.

En attendant, selon l'AFP des dizaines de projectiles ont été lancés sur Israël de la bande de Gaza, depuis mercredi minuit. A Gaza, les services de sécurité du Hamas ont fait état de 11 blessés. Au total, 232 personnes auraient été blessées dans les violences ces dernières 24 heures a précisé le Croissant-Rouge palestinien à l'Agence France Presse. La colère ne cesse de monter dans les deux camps augurant de nouvelles représailles.

Laura Mousset pour TV5.org

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