Isolement volontaire : la stratégie québécoise pour permettre de se retrouver à Noël

Isolement volontaire : la stratégie québécoise pour permettre de se retrouver à Noël
Isolement volontaire : la stratégie québécoise pour permettre de se retrouver à Noël - © Janice Lin - Getty Images

A l’approche de fêtes de fin d’année marquées par l’épidémie de coronavirus, chaque pays s’interroge sur la meilleure stratégie à adopter. Comment permettre aux familles de se retrouver sans risquer une nouvelle vague du covid-19 ?

Les autorités québécoises ont présenté leur plan le 19 novembre dernier. Verdict : il sera possible de se retrouver en famille ou avec des amis, à dix maximum, entre le 24 et le 27 décembre. Mais les Québécois devront se mettre volontairement en quarantaine sept jours avant et sept jours après cette période. L’objectif étant de réduire au minimum le risque de contamination.

Quatre jours, 36 contacts

Concrètement 9 contacts différents sont permis pendant chacun de ces quatre jours, pour un total de 36 rencontres sur cette période. "Mais moins on a de réunions, mieux c’est", ont prévenu les autorités. "Ce n’est pas parce qu’on vous permet de fêter quatre jours que vous devez nécessairement fêter quatre jours", a tempéré Horacio Arruda, le directeur national de santé publique, cité par Radio Canada.

Le gouvernement québécois, qui parle de "contrat moral" avec les citoyens, prévient cependant que ces mesures pourraient être adaptées en fonction de l’évolution de l’épidémie. Pour permettre d’entamer cette période dans les meilleures conditions, les entreprises sont encouragées à privilégier le télétravail et les écoles fermeront dès le jeudi 17 décembre.

Et le soir du 31 décembre ? Pas de rassemblements autorisés. "On regarde le Bye Bye [une émission de Radio-Canada programmée chaque année le 31 décembre à 23h, pendant laquelle l’actualité de l’année est passée en revue de manière humoristique] et on va essayer d’oublier 2020", a déclaré Christian Dubé, ministre de la Santé.

On prend un risque d’augmentation des cas

Pour le reste, les salles de spectacles, restaurants et autres salles de gym resteront fermées jusqu’au 11 janvier dans les zones rouges (qui correspondent à celles où la densité de population est la plus forte). Les "party de bureau", ces fêtes organisées dans les entreprises, seront quant à elles interdites.

"On prend un risque d’augmentation des cas […], mais on comprend qu’on ne peut pas empêcher les gens de se voir, ajoute Horacio Arruda.

Quant à ceux qui voudraient se faire tester en vue d’une réunion de famille (l’idée est en vogue aux Etats-Unis à l’approche de Tanksgiving, malgré les mises en garde) , les autorités québécoises insistent : "On ne va pas se tester juste pour être certain qu’on n’a pas la Covid". Sans oublier que les tests produisent parfois de faux négatifs ou que le virus n’est pas détecté pendant sa période d’incubation, donnant ainsi un faux sentiment de sécurité.

La société québécoise s’organise malgré tout pour trouver d’autres solutions que les traditionnelles réunions de famille au cœur de l’hiver. "Au tour de Noël, donc, d’être réinventé, et pourquoi pas aussi un peu dépoussiéré", écrit ainsi le quotidien Le Devoir qui suggère "un retour en force des cartes de Noël, des doses d’amour livrées directement dans la boîte aux lettres sans aucun contact".

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Le "calendrier du temps des fêtes" publié par le gouvernement québécois

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