Irlande du Nord: deux arrestations après l'explosion d'une voiture piégée

Deux hommes ont été arrêtés après l'explosion d'un voiture piégée samedi à Londonderry en Irlande du Nord, a annoncé dimanche la police, qui attribue l'attaque à un groupe républicain dissident. Les deux suspects sont âgés d'une vingtaine d'années, a précisé la police d'Irlande du Nord (PSNI).

Les enquêteurs pensent que la "nouvelle IRA", branche dissidente de l'Armée républicaine irlandaise (IRA), est derrière cette attaque. "Notre principale piste est la nouvelle IRA" a déclaré lors d'un point presse le chef adjoint de la police, Mark Hamilton, décrivant ce groupe comme un "petit groupe", "largement non représentatif".

La voiture a explosé samedi peu après 20h (21h en Belgique) devant un tribunal, dans le centre-ville. "Cette attaque était incroyablement dangereuse. Heureusement, les auteurs n'ont fait ni tué ni blessé", a réagi le chef adjoint de la police. La police pense que le véhicule utilisé a été volé à un chauffeur-livreur peu de temps avant l'attaque. Dimanche matin, la zone de l'incident était toujours fermée et des experts en explosifs de la police et de l'armée restaient sur place.

La ministre britannique chargée de l'Irlande du Nord, Karen Bradley, a souligné que "cette tentative de perturber les progrès en Irlande du Nord a été condamnée à juste titre par des gens de tous bords". "Le petit nombre de responsables (de cette attaque) n'a absolument rien à offrir à l'avenir de l'Irlande du Nord", a-t-elle ajouté.

Située à la frontière avec la République d'Irlande, Londonderry, aussi appelée Derry, est une ville tristement célèbre pour le "Bloody Sunday" du 30 janvier 1972. Des soldats britanniques avaient alors ouvert le feu contre des participants à une marche pacifique, faisant au total 14 morts.

Le conflit entre républicains nationalistes et loyalistes unionistes avait ensanglanté l'Irlande du Nord pendant trois décennies, mais en 1998 l'accord du Vendredi Saint avait mis fin à ce bain de sang, notamment en supprimant les postes de contrôle militaires à la frontière.

Images de l'explosion (via caméra de surveillance):

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