Iran: le président en Amérique latine, le nucléaire en point de mire

Le président iranien, Mahmoud Ahmadinejad est arrivé au Venezuela
Le président iranien, Mahmoud Ahmadinejad est arrivé au Venezuela - © Juan BARRETO (AFP)

Ces derniers jours, les puissances occidentales ont une fois encore accentué leur pression sur l'Iran pour qu'il renonce à son programme nucléaire. Et c'est dans ce contexte que le président iranien est arrivé au Venezuela.

Le chef du programme nucléaire iranien a annoncé qu'un nouveau site d'enrichissement d'uranium serait bientôt opérationnel, près de la ville de Qom, un site souterrain contrairement à l'autre site de Natanz, situé lui en surface. Il est probable qu'il s'agisse là d'une façon de mettre ces activités à l'abri d'éventuelles frappes aériennes.

L'uranium y sera enrichi dans des proportions de 3 à 20%, un uranium destiné à un programme civil, disent les Iraniens. Insuffisant pour fabriquer des bombes atomiques, oui, mais suffisant pour s'en rapprocher en peu de temps, répondent les Occidentaux. Ils estiment que le nouveau site ne pourra fabriquer suffisamment de combustible pour un réacteur, ce qui indiquerait que le vrai but est un programme d'armement.

Quoiqu'il en soit, le président Obama a donné son feu vert, le 31 décembre, à de nouvelles sanctions contre l'Iran, tandis que les pays de l'Union européenne sont parvenus cette semaine à un accord de principe sur un embargo sur le pétrole iranien, mais plutôt ambigu et nébuleux sur le calendrier de sa mise en œuvre.

Téhéran a répété dimanche sa menace de fermer le détroit d'Ormuz à la navigation si les puissances occidentales décrétaient un embargo sur ses exportations de pétrole. Tout comme les USA ont répété, dimanche, qu'ils interviendraient alors militairement pour forcer la réouverture de cette porte d'entrée du golfe persique, un passage stratégique pour les approvisionnements en gaz et en pétrole de l'Occident.

Marc Molitor

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