Iran: la Grande-Bretagne évacue du personnel diplomatique

L'ambassade britannique attaquée le 29 octobre 2011 à Téhéran
L'ambassade britannique attaquée le 29 octobre 2011 à Téhéran - © Atta Kenare (AFP)

La Grande-Bretagne est en train d'évacuer du personnel diplomatique de Téhéran, après l'attaque et le saccage mardi de son ambassade par des manifestants islamistes proches de la ligne dure du régime iranien, a indiqué mercredi le ministère des Affaires étrangères.

"A la suite des événements d'hier et pour garantir leur sécurité, des membres du personnel sont en train de quitter Téhéran", a déclaré un porte-parole du ministère, confirmant des informations de sources diplomatiques occidentales sur place.

"Le Premier ministre (David Cameron) et le ministre des Affaires étrangères (William Hague) ont clairement dit que la sécurité de notre personnel et de leurs familles était notre priorité immédiate", a ajouté le porte-parole, qui n'a pas souhaité faire plus de commentaires.

Des sources diplomatiques occidentales ont indiqué à l'AFP que la Grande-Bretagne allait évacuer mercredi vers les Emirats arabes unis tout le personnel de son ambassade à Téhéran et qu'un premier groupe de diplomates devait embarquer en milieu de matinée à bord d'un vol à destination de Dubaï.

Avec l'aide du ministère iranien

L'opération se déroule avec le concours du ministère iranien des Affaires étrangères et de plusieurs ambassades européennes dont l'ambassade de France, ont précisé ces sources.

Plusieurs dizaines de manifestants islamistes radicaux ont attaqué, occupé et saccagé mardi l'ambassade de Grande-Bretagne à Téhéran en réclamant sa fermeture.

Le personnel diplomatique de l'ambassade -une vingtaine de personnes- a pu se mettre en sécurité à l'intérieur des locaux et personne n'a été blessé.

L'attaque a suscité de vives condamnations internationales, le Conseil de sécurité de l'ONU condamnant l'incident "dans les termes les plus sévères" alors que Téhéran a exprimé ses "regrets". Le Royaume-Uni a averti le gouvernement iranien que cette affaire aurait des "conséquences graves".

AFP
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