Iran: Hassan Rohani rejette la violence mais prône un "espace" pour la critique

Le président iranien Hassan Rohani a rejeté dimanche "la violence et la destruction de biens publics" mais a affirmé qu'il fallait créer "un espace pour que les partisans de la révolution et le peuple puissent exprimer leurs inquiétudes quotidiennes".

Cette déclaration rapportée par la télévision d'Etat intervient après trois jours de violences qui ont touché Téhéran et de nombreuses villes de province, où des manifestants ont critiqué le pouvoir et les difficultés économiques.

Il a également dénoncé dimanche les déclarations de son homologue américain Donald Trump, qui avait affirmé que "le gouvernement iranien devrait respecter" les droits des manifestants protestant contre le pouvoir et l'austérité économique.

"Ce monsieur aux Etats-Unis qui veut monter de la sympathie à l'égard du peuple iranien oublie qu'il l'a traité de terroriste il y a quelque mois. Il n'a pas le droit de compatir avec le peuple iranien", a déclaré Hassan Rohani lors du Conseil des ministres, selon la télévision d'Etat.

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