Iran: D. Reynders se dit rassuré par le volontarisme du président Rohani

Didier Reynders en visite officielle en Iran, sous le portrait de l'ayatollah Khomeiny
Didier Reynders en visite officielle en Iran, sous le portrait de l'ayatollah Khomeiny - © BELGA PHOTO BENOIT DOPPAGNE

Didier Reynders est en visite en Iran. La Belgique s'est montrée prête à renouer les liens importants qu'elle avait par le passé avec l'Iran, à condition toutefois que "la confiance" puisse être renouée. Entendez, qu'un accord définitif sur le programme nucléaire iranien soit trouvé.

Un nouveau chapitre dans la normalisation des relations entre les Occidentaux et l'Iran est-il en train de s'écrire ? "Je dirais que le contact avec le président Rohani m’a plutôt rassuré sur sa volonté, qui est plus qu’apparente, de vraiment rejouer un rôle sur la scène internationale, en sachant que ce sera très difficile. Je crois que son scepticisme est d’ailleurs plus à l’égard des Etats-Unis qu’à l’égard de l’Union Européenne", souligne Didier Reynders. "Maintenant, est-ce qu’il aura la capacité de faire passer ce message-là partout en Iran et d’obtenir un soutien très large à sa démarche ? J’espère que ce que nous avons fait, notamment en matière économique, à travers les sanctions, va peut-être d’une certaine manière l’y aider, parce qu’il y a une volonté dans la jeune génération en Iran de redémarrer, de reprendre des initiatives notamment sur le terrain économique", poursuit-il.

Le guide suprême Ali Khamenei est l’homme qui a toutes les clefs en main. Est-il sur la même longueur d'ondes que le président Rohani ? "On sent en tout cas que le message vient non seulement des autorités politiques mais aussi des autorités religieuses. Ici, il y a un soutien, et un soutien qui va être très utile, parce qu’il ne faut pas se tromper, il y a des conservateurs, il y a des fondamentalistes en Iran, qui ne voient pas d’un bon œil cette ouverture", conclut le ministre des Affaires étrangères.

 

T.N. avec Willy Vandervorst

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