Irak: 40 morts, des centaines d'évadés dans des attaques contre deux prisons

La prison d'Abou Graib, cible d'une attaque meurtrière (photo d'archive)
La prison d'Abou Graib, cible d'une attaque meurtrière (photo d'archive) - © EPA/ALI ABBAS

Quelque 41 personnes, dont 21 détenus, ont été tuées dans la nuit de dimanche à lundi lorsque des groupes armés ont attaqué deux prisons près de Bagdad pour faire libérer des prisonniers, ont indiqué des responsables. Plus de 500 prisonniers se sont échappés.

Vingt-et-un prisonniers sont morts et 25 ont été blessés dans des "émeutes" qui ont suivi l'attaque des prisons à Taji, dans le nord de la capitale, et Abou Ghraib, à l'ouest de la ville, a déclaré le porte-parole du ministère de la Justice Wassam al-Fraiji.

Vingt policiers, soldats ou gardiens de prison ont également été tués pendant les accrochages nocturnes qui ont duré près de 10 heures, selon la police et des sources hospitalières.

Aucun bilan n'a été donné concernant le nombre d'assaillants tués ou capturés, mais deux hôpitaux de la ville ont affirmé avoir reçu les corps de 10 d'entre eux.

Les attaques coordonnées ont débuté vers 21h30, alors qu'il faisait nuit, par des tirs de mortiers sur les prisons, selon un colonel de police.

Des voitures et des engins piégés ont ensuite explosé près des entrées, tandis que trois kamikazes portant des ceintures d'explosifs se jetaient sur une entrée de la prison de Taji, selon le colonel.

Les accrochages ont alors duré toute la nuit, avec l'intervention d'hélicoptères de l'armée, tandis que des renforts militaires bouclaient les alentours des deux prisons.

Selon la police et des médecins de deux hôpitaux, au moins neuf membres des forces de sécurité, dont des policiers, soldats et gardiens de prison, ont été tués à Taji, et 11 à Abou Ghraib, prison rendue tristement célèbre par les sévices commis par les Américains à l'encontre de détenus irakiens en 2004.

Sept détenus ont réussi à s'enfuir d'Abou Ghraib avant d'être repris.

Mardi matin, la situation dans les prisons était sous contrôle, selon le colonel.

Des commentaires sur Twitter, incluant apparemment des contributions de jihadistes affirment que des milliers de prisonniers se sont échappés.

De nombreux contributeurs se sont livrés à des affirmations similaires sur le forum jihadiste Honein. Akim al-Zamili, un membre de la commission de la Sécurité et de la Défense au parlement, a déclaré à l'AFP que près de 500 prisonniers "terroristes", s'étaient évadés de la prison d'Abou Ghraib, à l'ouest de Bagdad. Chouan Taha, un député kurde membre de cette même commission, a estimé pour sa part, sur le site internet du parti kurde PUK, qu'"entre 500 et 1.000 détenus" s'étaient évadés des prisons de Taji et d'Abou Ghraib.

 

Belga

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