Irak: la France et le Royaume-Uni apporteront leur soutien aux USA

Barack Obama a expliqué dans son allocution hebdomadaire avoir autorisé les frappes en Irak pour protéger les personnels américains en poste dans la ville d'Erbil, dans le nord de l'Irak. "Si nécessaire, c'est ce que nous continuerons de faire", a-t-il dit.

"Je ne vais pas donner de calendrier précis, a-t-il ajouté lors de cette conférence de presse à la Maison Blanche. Je ne pense pas que nous allons résoudre ce problème en quelques semaines. Cela va prendre du temps", a-t-il ajouté, précisant que les États-Unis avaient été poussés à intervenir car l'avancée des jihadistes de l'EI avait été "plus rapide" que les services de renseignement ne l'avaient prévu.

Pas de troupes au sol

Le président américain a ensuite insisté sur la nécessité d'aboutir à un gouvernement "dans lequel le peuple irakien et l'armée irakienne ont confiance".

"Nous pouvons apporter notre aide sur ce point. Pour partie, ce que nous faisons en ce moment est de leur préserver un espace pour mener à bien ce travail nécessaire", a-t-il expliqué. "Mais cela va être un projet à long terme."

Barack Obama, qui s'exprimait depuis la Maison Blanche avant son départ en vacances à Martha's Vineyard dans le Massachusetts, a une nouvelle fois exclu l'envoi de troupes américaines au sol, évoquant "les leçons apprises" durant la "longue et coûteuse" guerre en Irak.

Soutien de la France et du Royaume-Uni

Le président américain a par ailleurs affirmé que le Premier ministre britannique David Cameron et le président français François Hollande soutiendront l'effort humanitaire initié dans le nord de l'Irak.

"Tous les deux ont exprimé leur soutien à nos actions et sont d'accord pour nous appuyer dans l'assistance humanitaire que nous offrons aux Irakiens qui souffrent le plus", a déclaré Barack Obama lors d'une conférence de presse. "Une fois encore l'Amérique est fière d'agir aux côtés de ses plus proches alliés et amis."

"Je suis confiant dans le fait que nous pourrons empêcher l’État islamique d'aller dans les montagnes et de massacrer les gens qui se sont réfugiés là-bas, mais l'étape suivante sera compliquée au niveau logistique: comment permettre un passage sûr pour permettre à ces gens de descendre des montagnes, et où peut-on les déplacer pour qu'ils soient en sécurité ? C'est le genre de chose sur lequel nous devons nous coordonner au niveau international", a-t-il encore souligné.

Mossoul aux mains des djihadistes

En Irak, les djihadistes ne perdent pas de terrain pour autant. Bien au contraire. Ils ont pris le barrage de Mossoul, le plus grand du pays qui contrôle l'alimentation en eau et en électricité de toute la région, et ils menacent désormais Erbil, la capitale du Kurdistan irakien où des milliers de civils se sont réfugiés ces derniers jours, fuyant l'avancée des islamistes. Erbil qui est aussi le dernier refuge des chrétiens d'Irak.

RTBF avec agences

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