Irak: l'armée britannique n'avait pas de plan d'après-invasion

Les plans de l'armée "ne comprenaient aucun détail sur ce qu'il fallait faire une fois que Bagdad et Bassorah (sud) seraient tombés et que le régime aurait été chassé du pouvoir", précise le rapport, établi d'après des interviews de militaires.

Le manque de préparation a provoqué "un ralentissement significatif" des troupes, permettant aux rebelles de se regrouper. "L'incapacité à rétablir la sécurité, au début de l'occupation, a été une erreur fatale", souligne le rapport, cité par le Telegraph.

"Il y avait une absence de direction de ce que, dans l'ensemble, le Royaume-Uni voulait accomplir", ajoute l'analyse.

Ces informations sont publiées tandis que doit débuter, mardi à Londres, les audiences publiques de la commission d'enquête sur la participation du Royaume-Uni à la guerre en Irak, avec le témoignage très attendu de Tony Blair.

L'enquête, qui n'est pas un procès, se chargera de déterminer les raisons qui ont justifié l'engagement de Londres en Irak en mars 2003 et en particulier le fameux dossier où le gouvernement de Tony Blair, alors Premier ministre, affirmait que l'Irak de Saddam Hussein disposait d'armes de destruction massive. Ces accusations n'ont jamais été avérées.

Belga

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