Irak: Bagdad lance des opérations militaires à Kirkouk, les Kurdes mobilisés

Irak: Bagdad lance des opérations militaires à Kirkouk, les Kurdes mobilisés
Irak: Bagdad lance des opérations militaires à Kirkouk, les Kurdes mobilisés - © DIRK WAEM - BELGA

Bagdad a lancé vendredi des opérations militaires dans la province de Kirkouk, a indiqué à l'AFP un général sur place, tandis qu'un responsable du Kurdistan irakien autonome annonçait que les Kurdes se préparaient à défendre leurs positions dans la région pétrolière qu'ils revendiquent.

"Les forces armées irakiennes avancent pour reprendre leurs postes militaires pris lors des événements de juin 2014", lorsque les peshmergas (combattants kurdes) se sont emparés de positions des forces du gouvernement central dans le chaos créé par la percée jihadiste, a indiqué à l'AFP ce général sous le couvert de l'anonymat.

Positionné au sud de la ville de Kirkouk, qui a concentré les tensions lors de la tenue il y a plus de deux semaines du référendum d'indépendance kurde, ce général a ajouté que les forces gouvernementales, postées au sud-ouest de la ville, faisaient mouvement vers le sud de la province éponyme.

De son côté, Hemin Hawrami, conseiller du président de la région autonome du Kurdistan, Massoud Barzani, a affirmé sur Twitter que "des milliers de peshmergas lourdement armés étaient désormais positionnés autour de Kirkouk".

"Ils ont pour ordre de se défendre quel qu'en soit le prix", a-t-il ajouté, et sont "totalement prêts à répondre à une éventuelle attaque des Unités de mobilisation populaire" --force paramilitaire progouvernementale formée en 2014 pour faire face à la percée jihadiste.

"L'escalade ne viendra pas de notre part, nous nous défendrons seulement et nous les repousserons s'ils attaquent", ajoute encore le responsable kurde.

Le gouvernement du Kurdistan irakien affirme depuis plusieurs jours que les forces gouvernementales s'apprêtaient à lui reprendre par la force les champs de pétrole de la région de Kirkouk, que se disputent Bagdad et Erbil.

La région autonome, en crise ouverte avec les autorités centrales depuis la tenue le 25 septembre de son référendum d'indépendance contre l'avis de Bagdad, dit redouter que les forces du gouvernement central disséminées à travers le pays à l'issue des différentes batailles contre les jihadistes du groupe Etat islamique (EI) ne retournent désormais leurs armes contre ses combattants, les peshmergas.

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