Insurrection à Washington : des émeutiers perdent leurs jobs après avoir été identifiés publiquement

Le 6 janvier restera gravé dans l’Histoire. Le Capitole de Washington pris d’assaut pendant plus de trois heures. Le "temple de la démocratie" américaine envahi, submergé, saccagé par des partisans de Donald Trump qui se sont défoulés dans les couloirs de l’institution. Mais pour certains, cet acte de vandalisme leur a coûté cher, et même très cher puisqu’ils ont perdu leur travail. Ils ont tout simplement été remerciés jeudi après que leurs photos ou vidéos ont fait le tour des réseaux sociaux pour tenter d’identifier les émeutiers.

A la suite de ces actes de vandalisme, le FBI a demandé au public de les aider à identifier les manifestants grâce à des photos issues des réseaux sociaux qui ont été publiés par le département de police du district de Columbia. Sans surprise, les réactions ont fusé sur les réseaux sociaux.

3 images
© Tous droits réservés

Des manifestants "connus", d’autres pas du tout

Certains manifestants étaient plus faciles à identifier puisqu’ils étaient déjà "connus". Plus tôt, ils avaient déjà été photographiés lors des rassemblements pro Tump et/ou aux évènements des partisans du mouvement de la théorie du complot QAnon.

Et pour d’autres, la tâche a été davantage simplifiée comme avec la photo d’une personne qui portait son badge à l’intérieur du Capitole. Un objet qui a facilité le travail d’identification des enquêteurs. Il a ensuite été licencié par son employeur, Navistar Direct Marketing de Fredrick, Maryland.


►►► À lire aussi : Insurrection à Washington : "Un formidable gâchis pour les Etats-Unis, le parti républicain, et Donald Trump lui-même"


L’entreprise a tenu à s’exprimer dans un communiqué stipulant : "Bien que nous soutenions le droit de tous les employés à l’exercice pacifique et légal de la liberté d’expression, tout employé démontrant un comportement dangereux qui met en danger la santé et la sécurité d’autrui n’aura plus de possibilité d’emploi avec Navistar Direct Marketing".

Des licenciements mais aussi des démissions

D’autres manifestants en ont également fait les frais. Libby Andrews, par exemple, a été licenciée. Elle travaillait dans une agence immobilière à Chicago.

D’après l’agence Reuters, cette Américaine venait en tant que manifestante pacifiste qui avait simplement escaladé les marches du Capitole sans rencontrer la sécurité mais elle avait, par contre, publié des photos d’elle sur son compte Instagram. "Je suis une femme de 56 ans, petite. Je n’étais pas là pour causer des ennuis. J’étais là pour soutenir mon président", déclare-t-elle.


►►► À lire aussi : Insurrection à Washington : Proud boys, QAnon, Américains en colère… Qui sont les manifestants qui ont forcé les portes du capitole américain ?


Rick Saccone, professeur adjoint au Saint Vincent College de Latrobe, en Pennsylvanie, a également participé aux manifestations qui ont dégénéré le 6 janvier dernier. Il a été contraint de démissionner après que le collège ait examiné une vidéo qu’il a publiée sur sa page Facebook. "À la suite de cette enquête, le Dr Saccone a soumis et nous avons accepté sa lettre de démission, avec effet immédiat", a déclaré le collège dans un communiqué. Joint par téléphone, le professeur confirme la version et déclare que la vidéo a été supprimée.

Au Texas, le cabinet d’avocats Goosehead Insurance a licencié un porte-parole, Paul Davis, après qu’il a utilisé les réseaux sociaux pour affirmer sa participation lors des manifestants au Capitole.

 

3 images
© Tous droits réservés

Sujet dans notre 13h de ce vendredi :

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK