Inde: un manifestant tibétain s'immole par le feu à New Delhi

Les monastères bouddhistes, foyers de contestation, sont sous étroite surveillance dans les zones de peuplement tibétain.
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Les monastères bouddhistes, foyers de contestation, sont sous étroite surveillance dans les zones de peuplement tibétain. - © Xinhua / Lin Yiguang

Un exilé tibétain s'est immolé par le feu à New Delhi lundi lors d'une manifestation contre la venue prochaine en Inde du Premier ministre chinois Hu Jintao, a-t-on appris de source policière. Il a été emmené à l'hôpital dans un état grave. Plus de trente Tibétains se sont immolés depuis un an.

L'homme de 27 ans, identifié sous le nom de Janphel Yeshi, s'est immolé sur un site souvent choisi pour les manifestations, en plein centre de la capitale fédérale indienne.

"Nous l'avons emmené en urgence à l'hôpital, dans un état grave", a déclaré à l'AFP un policier présent sur les lieux, Sukhdev Singh Mann.

Un manifestant, Tsewang Dolma, a déclaré par téléphone à l'AFP que le Tibétain, qui a fui son pays en 2005, était brûlé sur la quasi totalité du corps."Son état est très grave et les médecins de l'hôpital disent qu'il est brûlé à 98%", a-t-il dit.

Janphel Yeshi, en flammes, s'est mis à courir dans la rue avant de s'effondrer au sol, tandis que des manifestants tentaient d'éteindre le feu sur son corps.

Près de 30 Tibétains, en majorité des moines bouddhistes, se sont immolés ou ont tenté de le faire depuis début mars 2011 dans les zones tibétaines chinoises.

De nombreux Tibétains se plaignent de la répression de leur religion et de leur culture. Ils contestent également la domination grandissante des Han, ethnie fortement majoritaire en Chine et désormais aussi sur les hauts plateaux du Tibet, annexé par la Chine en 1950.

En raison des actes de désespoir des Tibétains, le Tibet et ses principaux monastères, foyers de la contestation, sont placés sous étroite surveillance.

Attention: les photos peuvent choquer

Avec Belga
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