Impeachment: "Si le vote au Sénat était secret, Donald Trump serait destitué"

"Si le vote au Sénat était secret, Donald Trump serait destitué"
"Si le vote au Sénat était secret, Donald Trump serait destitué" - © Tom Brenner - AFP

La procédure d'impeachment lancée contre Donald Trump a-t-elle réellement une chance d'aboutir? Certains républicains ont déclaré anonymement que si le vote au Sénat était secret, il y aurait 30 à 35 sénateurs républicains à voter en faveur de la destitution de Donald Trump. Or, il en faut seulement 20 de ces sénateurs pour que Trump soit destitué. "Mais les élus républicains, même ceux qui sont frustrés par le comportement de Trump, n’osent pas se prononcer publiquement contre le président, de crainte de recevoir sinon les foudres de Trump et de ses partisans", décode notre correspondante aux Etats-Unis, Sonia Dridi.

Mais avant que le procès ne s’ouvre devant le Sénat, c’est aux députés de la Chambre des représentants de se prononcer sur une mise en accusation du président américain. Et avant ça, les enquêteurs doivent clôturer leurs investigations. Celles-ci ont déjà bien avancé. Les élus de l’opposition ont déjà mené une dizaine d’auditions à huis clos, avec notamment l’envoyé spécial de la Maison Blanche en Ukraine, l’ex-ambassadrice à Kiev, et surtout l’audition d’un témoin dont le témoignage est plutôt embarrassant pour le président des Etats-Unis.

Il s’agit du lieutenant-colonel Alexander Vindman, Directeur des Affaires européennes au sein du Conseil de sécurité nationale à la Maison Blanche. "C’est le premier témoin auditionné à avoir écouté l’appel téléphonique du 25 juillet, au cours duquel Donald Trump a demandé à son homologue ukrainien d’enquêter sur Joe Biden et son fils. Et Vindman a confié avoir été très "préoccupé" par la teneur de cet appel, il a même déclaré qu’il avait rapidement fait part de ses inquiétudes au principal avocat du Conseil de sécurité nationale. Il a dit qu’il était inquiet des conséquences pour les liens entre les deux pays et la sécurité des États-Unis. Il a également confié que le compte rendu de l’appel publié par la Maison Blanche était tronqué. Donald Trump a alors tenté de discréditer son témoignage en déclarant sur twitter ne jamais avoir entendu parler de cet homme, ", précise Sonia Dridi.

La procédure d'impeachment progresse

Ce jeudi, une nouvelle étape s’ouvre dans la procédure de destitution du locataire de la Maison Blanche avec un vote important à la Chambre des Représentants des Etats-Unis. Il s’agit d’adopter ou non une résolution pour formaliser cette enquête en vue de destituer le président. L’enjeu est donc important, comme l’explique notre correspondante : Ce vote va être la première occasion de mesurer le soutien à la procédure de destitution dans les rangs démocrates et de voir si certains républicains sont prêts à lâcher Donald Trump, ce qui est bien moins probable. La résolution si elle est adoptée doit fixer le cadre de la procédure de destitution et prévoit notamment de donner au président les moyens de se défendre, à condition qu’il coopère à l’enquête. Cette résolution va autoriser aussi des auditions publiques. Les républicains pourront participer aux interrogatoires des témoins, et ils pourront, sous certaines conditions, convoquer leurs propres témoins".

Sujet sur la procédure d'impeachment dans notre JT de ce mercredi 30 octobre:

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