Immeuble effondré au Bangladesh: les marques veulent sauver leur image

Plusieurs marques occidentales subissent les conséquences de l'effondrement d'un building d'usines textiles au Bangladesh
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Plusieurs marques occidentales subissent les conséquences de l'effondrement d'un building d'usines textiles au Bangladesh - © AFP PHOTO/ Munir uz ZAMAN

Plus de 380 morts. Le lourd bilan de l'effondrement d'un immeuble d'usines textiles près de Dacca a mis certaines marques occidentales dans l'embarras. Alors que le gouvernement bangladais ouvre une enquête, les conditions dans lesquelles les victimes travaillent en sous-traitance sont montrée du doigt. Et les marques lancent une "opération sauvetage".

Parmi les victimes de l'effondrement, de nombreux corps d'ouvrières ont été retrouvés. Et on peut le lire sur le site de Rue 89, si le drame provoque la colère de la population, l'onde de choc de ce drame touche également quelques-unes des entreprises textiles les plus en vue en Europe.

La marque espagnole Mango, un géant du textile, a opéré une "opération de sauvetage de son image" en exprimant ses condoléances aux victimes sur les réseaux sociaux, mais nie avoir été cliente de la société de sous-traitance Phantom qui, elle, se retrouve "au coeur de la catastrophe", toujours selon Rue 89.

Par ailleurs, la marque italienne Benetton est elle aussi touchée par les conséquences de l'accident. Juste après les faits, elle avait affirmé que "les gens concernés dans (l'affaire de) l'effondrement de l'atelier au Bangladesh n'étaient pas des fournisseurs de Benetton."

Et pourtant, comme le relate le site d'informations Quartz, des photographies de l'AFP montrent clairement des T-shirts marqués "United Colors of Benetton" dans les décombres du bâtiment.

Sur son compte Twitter, Benetton a toutefois répété ses affirmations. La marque reconnaît avoir eu recours une fois à l'un des fabricants concernés, mais ajoute : "Ce sous-traitant a été retiré de notre liste de fournisseurs plusieurs semaines avant l'accident."

G.R.

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