Il y a un an à Maïdan: la journée sanglante de la révolution ukrainienne

Depuis, les pro-européens sont au pouvoir en Ukraine, les séparatistes pro-russes se sont rebellés dans l'est du pays et Il y a eu des milliers de morts. L'Ukraine est divisée et le dernier accord de cessez-le-feu n'est toujours pas respecté.

Si on en est arrivé-là, c'est notamment parce que les européens ont commis des erreurs catastrophiques. Selon la formule d'une commission parlementaire britannique qui se montre très dure dans son rapport final, l'Union européenne, et donc la Grande-Bretagne, sont rentrés dans la crise ukrainienne comme des somnambules, peut-on lire. La commission dénonce une méconnaissance grave des relations avec la Russie. Le postulat européen était trop optimiste, selon lequel la Russie était engagée sur le chemin de la démocratie.

En ce 20 février 2014, les tirs éclataient aux abords de Maïdan. Les opposants qui réclament la chute du président Ianoukovitch lançaient un assaut pour récupérer une partie de la place de l'Indépendance occupée la veille par la police.

"Le matin, nous avons lancé une offensive. Principalement par les hommes qui disposent de vraies armes. Parce qu’avec ma matraque, cela ne faisait pas sérieux. Ici, c’est la vraie guerre."

Effectivement, les forces de sécurité ouvrent le feu à balles réelles. Les trois mois de manifestations pro-européennes se terminent dans le sang. Il y a 77 morts selon le gouvernement, plus de 100 selon l'opposition.

Très vite, les opposants construisent de nouvelles barricades pour se protéger d'un nouvel assaut. "Cette barricade est stratégique. Derrière, il y en a une autre, et ensuite nos gars, On espère qu’il ne leur arrivera rien" s'inquiète un manifestant.

Les barricades ne seront pas nécessaires. Le lendemain, un accord politique est signé entre le pouvoir et des représentants de l’opposition. Le 22 février, Viktor Ianoukovitch fuit le pays. Il est destitué par le parlement.

Daniel Fontaine

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