Il grimpe au sommet du Mont-Blanc avec un rameur sur le dos... et l'abandonne en cours de route

Il grimpe au sommet du Mont-Blanc avec un rameur sur le dos... et l'abandonne sur la route du retour
2 images
Il grimpe au sommet du Mont-Blanc avec un rameur sur le dos... et l'abandonne sur la route du retour - © FABRICE COFFRINI - AFP

Après un avion, un rameur : un Britannique est monté sur le toit de l'Europe avec son appareil de musculation, avant de l'abandonner à plus de 4300 mètres d'altitude, a dénoncé un élu local, fustigeant les provocations successives d'"hurluberlus".

Samedi, "un membre des Royal commando de l'armée britannique" est allé "faire du rameur au sommet du Mont-Blanc". "Fatigué", cet homme du nom de Matthew Disney a abandonné son équipement lourd de 26 kg dans un abri de détresse, à 4362 mètres d'altitude, a révélé photos à l'appui Jean-Marc Peillex, maire de Saint-Gervais-les-Bains.

Interrogé par des internautes sur sa page Facebook, Matthew Disney, qui se présente comme "un ex-membre des Royal Marine Commando" a affirmé que "[son] intention a toujours été de redescendre" le rameur. Selon France 3ramener l'appareil jusqu'au pied de la montagne coûterait 1800 euros à la commune de Saint-Gervais.

Un week-end à classer dans les annales selon l'édile puisqu'au même moment un alpiniste allemand a monté "de force" et en pleine nuit son chien. L'animal est redescendu dimanche en vie mais les "pattes ensanglantées".

L'élu haut-savoyard, bien connu pour ses coups de sang, a donc décidé de rendre publiques ces deux marques "d'irrespect" avec une lettre ouverte à Emmanuel Macron dans laquelle il demande de "faire écrire et voter sans délai la réglementation qui permette dès 2020 de sanctionner sévèrement tous les hurluberlus qui y contreviendraient et restaurer ainsi la paix au Mont-Blanc".

Sans quoi ce joyau des Alpes, déjà menacé par le réchauffement climatique, est en passe de devenir un "parc d'attraction national où chacun pourra admirer des otaries jonglant avec des ballons ou y tirer de beaux feux d'artifice", ce qui entraînerait le "déclassement de ce site classé".

Au sommet en avion

En juin, deux touristes suisses en avion s'étaient posés sans ciller à 4450 mètres pour finir à pied vers le sommet, avant d'être interceptés par les gendarmes. Cet atterrissage n'étant passible que d'une amende de 38 euros, un sénateur PS a depuis déposé un projet de loi visant à renforcer les sanctions en cas d'atterrissage illégal en montagne.

De très nombreux alpinistes escaladent chaque année le plus haut sommet d'Europe occidentale avec 4809 mètres, parfois dans de mauvaises conditions de sécurité ou de préservation de l'environnement.

Pour améliorer la situation et limiter la sur-fréquentation et les incivilités, les autorités locales ont pris en mai un arrêté obligeant toutes les personnes entreprenant l'ascension par la voie dite "normale" à être en possession d'une réservation en bonne et due forme dans l'un des trois refuges officiels du parcours.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK