Il faudra bientôt payer un ticket d'entrée pour visiter Venise sans y séjourner

Vue aérienne de Venise
Vue aérienne de Venise - © OLIVIER MORIN - AFP

Les amoureux de la Cité des Doges devront bientôt payer un ticket d'entrée pour visiter la ville. La décision prise par le gouvernement italien permet à Venise de faire payer les visiteurs d'un jour.

Entre 2,50 euros et 10 euros : ce sera la prix, selon les saisons, du ticket d'entrée à Venise pour les touristes qui décideront de visiter la ville sans y loger. Les premiers visés sont évidemment les passagers des bateaux de croisière qui débarquent par milliers chaque année dans la Cité des Doges. Et sur ce point les habitants sont d'accord : "C'est juste, parce que presque tous les touristes viennent seulement un jour, ils salissent la ville, produisent des immondices et ils dépensent peu", estime un Vénitien.

La commune devra imaginer comment faire payer les touristes d'un jour qui arrivent aussi en train ou en autocar, sans pénaliser ceux qui viennent à Venise pour étudier ou travailler. Ceux qui dorment dans les hôtels paient déjà une taxe de séjour. Selon les premiers calculs, le ticket d'entrée devrait rapporter entre 30 et 50 millions d'euros par an. Le maire de Venise Luigi Brugnaro est ravi : "Cet argent nous aidera à mieux gérer la ville, car les coûts pour nettoyer le centre historique et garantir la sécurité sont vraiment très importants et, depuis toujours, ce sont des coûts soutenus par les seuls Vénitiens".

Parc d'attraction

Mais dans la ville certains craignent que ce ticket ne transforme encore davantage Venise en parc d'attraction. "Moi je dis seulement  que cela me paraît injuste de devoir payer pour entrer dans une ville" explique une Vénitienne.

Le patron du Harrys' bar, café historique de la place Saint Marc, a lui aussi émis des doutes. Il pense que ce ticket ne réduira pas  la pression du tourisme d'un jour sur Venise comme annoncé par le gouvernement, mais servira tout simplement à payer le chantier du Mose, ce système de digue anti-inondation qui ne fonctionne toujours pas mais qui a déjà englouti huit  milliards d'euros.

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