Ikea France se sépare de ses dirigeants soupçonnés de surveillance illégale

Ikea France est soupçonné d'avoir espionné des salariés et des clients
Ikea France est soupçonné d'avoir espionné des salariés et des clients - © BELPRESS

Ikea France a annoncé vendredi le départ de quatre dirigeants, dont son ancien patron, tous soupçonnés d'être mêlés au scandale de surveillance illégale de salariés et de clients qui salit depuis février l'image de la filiale hexagonale du géant suédois de l'ameublement.

"Un ancien directeur général de Ikea France, une ancienne directrice des ressources humaines, un ancien directeur financier et l'actuel directeur gestion du risque de Ikea France vont quitter leur fonction et le groupe Ikea", a indiqué l'entreprise dans un communiqué.

Ces départs sont justifiés par "des pratiques contraires aux valeurs et standards éthiques (qui) ont été malheureusement constatés au sein de Ikea France", et sont prises "très au sérieux", souligne Ikea France.

L'affaire avait éclaté en février, avec des révélations du Canard enchaîné accusant la filiale française du groupe suédois d'avoir "fliqué" des salariés et des clients, en se procurant des renseignements sur leurs antécédents judiciaires, policiers, ou leurs comptes en banque.

Selon l'hebdomadaire satirique, la "direction risque" d'Ikea avait passé un accord avec des enquêteurs privés lui fournissant des informations issues d'un fichier policier et de ceux des cartes grises et des permis de conduire.

Les données recueillies concernaient, d'après le Canard, des salariés avant embauche, des syndicalistes, voire des clients en cas de différend commercial. Les renseignements auraient ensuite été transmis par mail à toute une série de cadres dirigeants.

Ikea France s'était rapidement dissociée de ces "comportements contraires à l'éthique": la société avait fait son mea culpa, lançant une enquête interne et un vaste chantier de réforme de son mode de gouvernance afin de redorer son image.

Belga

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