Hong Kong: pourquoi les manifestants utilisent Tinder ou Pokemon Go pour communiquer

Hong Kong: pourquoi les manifestants usent-ils Tinder ou Pokemon Go pour communiquer
Hong Kong: pourquoi les manifestants usent-ils Tinder ou Pokemon Go pour communiquer - © ANTHONY WALLACE - AFP

Depuis le 9 juin dernier, les Hongkongais protestent pour s’opposer au projet de loi sur l’extradition vers la Chine continentale de citoyens de Hong Kong. Si depuis, le projet a été suspendu, les manifestations ne perdent pas en intensité. Et pour s’organiser entre eux, les opposants n’hésitent pas à avoir recours à des applications plutôt incongrues.

En plus des habituels outils de messagerie comme Telegraph ou des plateformes de streaming comme Twitch, les manifestants se tournent désormais vers le jeu Pokemon Go ou encore l’application de rencontre Tinder pour communiquer des messages entre eux, comme le rapporte AbacusNews.

Après plus de 8 semaines de contestation et de nombreux affrontements avec la police mais aussi avec des supposés membres des triades chinoises, les Hongkongais emploient des moyens de communication plus créatifs que les tracts politiques pour brouiller les pistes. La jeunesse s’organise ainsi pour éviter la répression et d’éventuels risques face à la justice.


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Récemment, lorsque la police de Hong Kong a refusé aux manifestants l’autorisation de protester dans l’un des quartiers de la banlieue de la ville, les manifestants ont fait savoir qu’ils n’étaient pas là pour protester mais juste là pour participer à une partie de Pokémon Go.

En plus des réseaux sociaux et du LIHKG, l’équivalent hongkongais de Reddit, les manifestants utilisent également le service AirDrop d’Apple pour lancer leurs appels à manifestation. Celui-ci leur permet de communiquer avec des touristes chinois habitant le continent.

Via le "Grand Firewall", un pare-feu très puissant, les autorités chinoises, particulièrement hostiles à ces manifestations, ne limitent la couverture des événements qu’à des opinions approuvées par le gouvernement, raison pour laquelle ce service conçu pour partager des informations entre utilisateurs à proximité se révèle utile. Plus que jamais à Hong Kong, la technologie reste donc au centre de la contestation.

 

 

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