Hong Kong : des étudiants défient la loi sur la sécurité nationale imposée par Pékin

Des dizaines d'étudiants défient le 19 novembre 2020 à l'université chinoise de Hong kong (CUHK) la loi sur la sécurité nationale imposée en juin par Pékin après des mois de manifestations monstres dans le territoire semi-autonome
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Des dizaines d'étudiants défient le 19 novembre 2020 à l'université chinoise de Hong kong (CUHK) la loi sur la sécurité nationale imposée en juin par Pékin après des mois de manifestations monstres dans le territoire semi-autonome - © Yan ZHAO

Des dizaines d'étudiants ont défié jeudi à l'université chinoise de Hong kong (CUHK) la loi sur la sécurité nationale imposée en juin par Pékin après des mois de manifestations monstres dans le territoire semi-autonome.

"Faites la Révolution, libérez Hong Kong!", "Une seule issue, Hong Kong indépendant!", ont entonné les étudiants, parmi d'autres slogans, lors d'une cérémonie improvisée de remise de diplômes, a constaté un journaliste de l'AFP. Il s'agit des mêmes slogans entendus lors des grandes manifestations de 2019, déclarés illégaux dans le cadre de la nouvelle loi sur la sécurité nationale qui prévoit des peines allant jusqu'à la prison à vie. Les étudiants ont également entonné "Gloire à Hong Kong", une chanson bannie dans le cadre de la nouvelle loi.

"Mon vœu le plus cher le jour de ma remise du diplôme c'est la chute du parti communiste chinois", a déclaré à l'AFP l'un des étudiants, âgé de 22 ans, qui s'est identifié comme Wong. "Pour être honnête, le mouvement est désormais fini", a dit de son côté une étudiante disant s'appeler Amanda. "Les gens vont devoir se rassembler à nouveau et repartir au front".

Les autorités chinoises ont affirmé que la nouvelle législation sur la sécurité ne concernerait qu'"une petite minorité" de personnes, mais certaines opinions étant devenues illégales, elle a contribué à mettre fin au vaste mouvement de contestation.

La loi sur la sécurité a été adoptée en contournant le parlement du territoire semi-autonome. Les détracteurs de ce texte estiment qu'il porte gravement atteinte aux libertés, garanties en principe depuis sa rétrocession à la Chine en 1997. Après l'immense mobilisation de 2019, Pékin a engagé une reprise en main musclée de son territoire.

Dure répression des manifestants: JT du 06/09/2020

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